Illustration : Corneille Nangaa. © J.Afrique
Un hôtel, des villas, des appartements, une maison encore en chantier et une parcelle vide, voilà les biens du rebelle Corneille Nangaa saisis par la Justice qui sont mis en vente à Kinshasa. Le ministère de la Justice, qui annonce cette nouvelle, indique que cette décision fait suite aux arrêts des cours et tribunaux rendus en 2024.
Kinshasa, mardi 21 janvier 2025. « Le ministre d’Etat, ministre de la Justice et Garde des sceaux informe l’opinion que dans le cadre de l’exécution des arrêts RPA N° 331/2024 et RP 440/441/2024 rendus respectivement par la Haute Cour militaire et la Cour militaire de Kinshasa/Gombe, il sera procédé, le jeudi 30 janvier 2025, à la vente publique des biens ayant fait l’objet de confiscation », lit-on dans le communiqué du ministère Rd congolais de la Justice rendu public lundi.
Les biens mis sur le marché sont entre autres l’hôtel Castelo situé dans la commune de la Gombe, quatre villas situées respectivement dans les communes de Ngaliema (2), Gombe et Lemba ; deux appartements situés dans l’immeuble DIKIN, à Gombe ; une maison en construction sur l’avenue Lowa dans la commune de Kinshasa ainsi qu’une parcelle vide et clôturée, à Ngaliema.
Le ministre de la Justice, Constant Mutamba, fait savoir que le résultat de cette vente sera utilisé pour indemniser les victimes de la guerre d’agression rwandaise qui sévit dans l’est de la RDC. La vente des propriétés évoquées avait été décidée par la justice à l’issue du procès en appel qui opposait le ministère public à Corneille Nangaa et ses complices.
Corneille Nangaa est, rappelons-le, l’ex-président de la Commission électorale nationale indépendante (Ceni), actuellement coordonnateur de l’Alliance fleuve Congo (AFC), branche politique de la rébellion du M23 coalisée aux Forces de défense rwandaises (RDF). Le 5 décembre 2025, à l’issue du procès en deuxième instance, la Haute Cour militaire avait confirmé sa condamnation, ainsi que celle de ses coaccusés, à la peine de mort.
Mongongo
