Illustration : Soldats rwandais et combattants M23 devant le gouvernorat du Sud-Kivu. © Droits tiers.
Le Haut-Commissariat des Nations-Unies aux Droits de l’homme accuse le M23, soutenu par le Rwanda, d’avoir abattu trois enfants dimanche 16 février, à son entrée dans la ville de Bukavu, au Sud-Kivu. La porte-parole de cet organe de l’ONU demande au groupe rebelle et au Rwanda de « veiller à ce que les droits humains et le droit international humanitaire soient respectés ».
D’après Ravina Shamdasani, porte-parole du HCDH, cet événement déplorable s’est déroulé au « Quartier Latin », non loin du camp militaire Saio, dans la commune d’Ibanda. Les jeunes garçons, munis des armes qu’ils ont trouvées abandonnées par les militaires, sont tombés dans le filet du M23 et ont refusé de capituler.
« Le M23 les a interceptés. Ils ont refusé d’abandonner leurs armes. A suivi un échange de tirs. À la suite de quoi, les trois enfants ont été tués. Nous essayons de confirmer les informations que nous recevons du terrain, mais ça nous parait suffisamment grave pour qu’on rende [cet incident] public », détaille-t-elle à la presse internationale, depuis Genève.
Ravina Shamdasani regrette que la situation se détériore davantage dans cette partie de la République démocratique du Congo, « entrainant de graves violations des droits humains et des abus, tels que des exécutions sommaires, y compris des enfants, et des violences sexuelles et basées sur le genre ».
Tout en transmettant l’ « horreur » exprimée par le Haut-commissaire aux Droits de l’homme, Volker Türk, face aux événements qui se déroulent au Nord et au Sud-Kivu, dans l’est de la RDC, et à l’impact qu’ils ont sur les civils, la porte-parole du HCDH a martelé que « les violences doivent cesser immédiatement » et que « toutes les parties doivent reprendre le dialogue dans le cadre des processus de Luanda et de Nairobi ».
