Mine à ciel ouvert dans le Haut-Katanga. Photo-Archives : © Reuters
Combien coûte un carré minier en République démocratique du Congo ? Que représente concrètement cette unité si souvent évoquée dans le secteur des ressources naturelles ? Des questions en apparence simples, mais dont les réponses demeurent floues pour de nombreux Congolais.
Kinshasa, 7 août 2025. – Lors d’un café de presse organisé jeudi à Kinshasa, le Cadastre minier de la RDC (CAMI), l’organisme public chargé de la gestion des titres miniers et de l’attribution des droits d’exploitation, a apporté des éclaircissements sur ces sujets.
Qualifiée de « scandale géologique », la RDC regorge de ressources minières variées, disséminées dans presque toutes les régions du pays. Pourtant, une grande partie de la population ignore encore les notions de base liées à l’exploitation minière.
Qu’est-ce qu’un carré minier ?
Selon le directeur général du CAMI, Popol Mabolia Yenga, le carré minier est une unité de mesure utilisée dans le domaine minier, correspondant à une surface de 84,95 hectares, soit un peu moins d’un kilomètre carré. Cette définition est précisée dans le Code et le Règlement miniers en vigueur en RDC.
Un coût initial de 5 000 dollars américains
L’obtention d’un carré minier n’est pas gratuite. Conformément aux textes légaux, le dépôt d’une demande en vue de l’exploitation minière est soumis au paiement de 5 000 USD comme frais de dépôt. À cela s’ajoutent d’autres frais administratifs, dont les montants varient en fonction du type de permis et de la phase du projet.
« Par la suite, chaque année, vous devez payer des droits superficiaires, dont le montant évolue en fonction de la durée et du type de permis », a précisé Popol Mabolia.
Le Cadastre minier agit en tant qu’interface entre l’État congolais et les investisseurs du secteur. Il est notamment chargé de gérer les procédures de délivrance et de renouvellement des titres miniers, ainsi que la tenue du registre national des droits miniers.
Félix ISSA / Mongongo
