Jean Jacques Mamba et Corneille Nangaa. Collage ©Afrikarabia
En République démocratique du Congo, la justice militaire a émis mercredi deux mandats d’arrêt internationaux contre deux hautes personnalités de l’Alliance Fleuve Congo (AFC), un mouvement politico-militaire coalisé à la rébellion du M23 soutenue par le Rwanda. Elles sont poursuivies notamment pour des cas de massacres et crimes de guerre perpétrés dans la province du Nord-Kivu.
Kinshasa, jeudi 6 février 2025. Les autorités judiciaires sont aux trousses de Corneille Nangaa, ancien président de la CENI de la RDC, actuellement coordonnateur de la coalition rebelle AFC/M23. Un document officiel signé mercredi par l’avocat général militaire près la Cour militaire de Kinshasa/Gombe, le colonel magistrat Parfait Mbuta Muntu, lie l’incriminé aux affrontements en cours entre les forces gouvernementales (FARDC) et les combattants du M23 appuyés par des troupes rwandaises.
« Pour des intérêts égoïstes, en date du 15 novembre 2023, se trouvant à Nairobi, capitale de la République du Kenya, Sieur Corneille Nangaa Yobelua créa un mouvement politico-militaire dénommé Alliance Fleuve Congo et s’allia à plusieurs groupes armés dont le Mouvement dit du 23 mars (M23) qui sert de branche armée et sème des massacres dans la province du Nord-Kivu. Il va se rendre à Kigali au Rwanda faire alliance avec les criminels de guerre du M23 et, à cette occasion, il est désigné par des officiers rwandais, coordonnateur de tous les mouvements rebelles contre le pouvoir légitime de Kinshasa », a détaillé l’avocat général militaire.
En outre, Jean Jacques Mamba Kabamba, un ancien cadre du parti MLC (Mouvement de libération du Congo) et adhérent à l’AFC/M23, est visé par un autre mandat d’arrêt international émis le même jour par la justice militaire. Selon le mandat référencé RMP N° 441/24/LIM – RPA N° 331/24, il est poursuivi pour des homicides intentionnels, tortures et traitements inhumains, attaques contre des habitations civiles et actes de violence dirigés contre la population civile, des faits qualifiés de crime de guerre au regard des articles 22 bis point 3 et 223 points 1a, b et d du Code Pénal Congolais, renseigne Actualite.cd.
La justice militaire a ordonné l’arrestation immédiate de ces deux insurgés, Nangaa et Mamba, où qu’ils se trouvent, ainsi que leur transfert sous bonne garde sur le territoire de la République démocratique du Congo.
Mongongo
