La grève des enseignants se poursuit dans le territoire de Walikale, relevant de la province éducationnelle Nord-Kivu 3. Depuis plusieurs jours, les élèves se rendent à l’école sans encadrement pédagogique, les enseignants ayant suspendu leurs activités pour réclamer le paiement de leurs arriérés de salaire, notamment ceux du mois de janvier 2025.
Après les appels des parents d’élèves exhortant les parties à privilégier une résolution pacifique, c’est désormais la Nouvelle société civile du Congo (NSCC) qui monte au créneau. À travers son porte-parole local, Prosper Lukonge, cette structure citoyenne appelle les grévistes et les autorités éducationnelles à faire preuve de responsabilité, en plaçant l’intérêt supérieur des enfants au cœur des négociations.
« Les enseignants sont dans leur droit légitime de réclamer leur salaire. Mais, il serait prudent qu’ils poursuivent l’encadrement des élèves tout en maintenant leurs revendications », a déclaré Prosper Lukonge.
Selon lui, les enfants ne doivent pas être les victimes collatérales des désaccords entre les enseignants et leur employeur. Il exhorte également le gouvernement RD Congolais à répondre de manière urgente aux revendications des enseignants afin de sauver l’année scolaire, tout en rappelant que les jours du calendrier des activités sont comptés.
« Le gouvernement devrait éviter que de telles mésententes se répètent. Il en va de la stabilité du système éducatif et de l’avenir de nos enfants », a-t-il ajouté.
La situation reste préoccupante, alors que les élèves continuent de fréquenter les établissements scolaires sans encadrement, dans un climat d’incertitude croissante. La NSCC plaide pour un dialogue constructif, où les droits des enseignants sont respectés sans compromettre l’éducation des enfants.
Rappelons que la grève de ces professionnels de la craie a débuté depuis jeudi 04 septembre 2025.
Etienne Mosengo
