À la suite de l’annonce d’un dialogue national en République démocratique du Congo (RDC), Josue Mishumbi, directeur général de Zionnews-tv.net, estime qu’il est temps d’engager une réflexion sur les positions adoptées par certains acteurs politiques au cours des dernières années concernant cette question.
Selon lui, de nombreux responsables politiques ainsi que leurs partisans avaient, pendant longtemps, rejeté toute perspective de négociation avec l’opposition, considérant cette option comme inacceptable.
L’annonce d’un dialogue inclusif marque, à ses yeux, un changement de cap qui soulève plusieurs interrogations.Dans son analyse, Josue Mishumbi s’interroge notamment sur l’attitude de ceux qu’il qualifie de « tambourinaires », en référence aux personnes qui défendaient activement le refus de toute concertation politique. Il se demande quelle sera désormais leur position alors que le dialogue est présenté comme une voie de sortie à la crise que traverse le pays.
Pour lui, cette évolution invite à s’interroger sur la cohérence des discours et des choix politiques défendus au fil des années, abordant les conséquences de la crise, le directeur général de Zionnews-tv.net souligne que les conflits et l’instabilité ont eu un coût considérable pour la République démocratique du Congo.
Il cite notamment les importantes ressources consacrées aux opérations militaires, les pertes en vies humaines, le ralentissement de plusieurs projets de développement ainsi que les lourdes répercussions économiques et sociales liées à l’insécurité persistante.Il estime qu’un bilan objectif devrait être établi afin d’évaluer l’impact réel de cette période sur le pays et d’en tirer les enseignements nécessaires.
Josue Mishumbi pose une question qu’il considère essentielle dans le contexte actuel : les responsables qui s’opposaient au dialogue agissaient-ils prioritairement dans l’intérêt supérieur de la Nation ou cherchaient-ils avant tout à préserver leurs positions politiques et institutionnelles ?
Présentée comme une opinion personnelle, cette interrogation s’inscrit dans le débat public suscité par l’annonce du dialogue national. Il appelle enfin les futurs participants à placer au centre des discussions les intérêts du peuple congolais, la paix, la réconciliation nationale et le développement durable de la République démocratique du Congo.
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