© UNFPA RDC | Le Fonds des Nations Unies pour la population (UNFPA) fournit des informations sur la planification familiale aux personnes déplacées dans la province du Kasaï, en République démocratique du Congo.
La réponse humanitaire en République démocratique du Congo traverse une zone de turbulences alors que le pays reste frappé par de multiples crises. Selon Bintou Keita, représentante spéciale du secrétaire général de l’ONU en RDC, cette fragilité découle principalement de l’effondrement des financements internationaux, conséquence du retrait de plusieurs bailleurs et partenaires.
« À ce jour, le plan de réponse humanitaire n’a reçu que 15,2 % du financement requis, contre 41 % à la même période l’an dernier », a déclaré la cheffe de la Monusco le 30 septembre, lors de la 10 008e séance du Conseil de sécurité des Nations unies consacrée à la situation en RDC.
Le pays fait face à une insécurité alimentaire aiguë et à une instabilité chronique dans plusieurs provinces de l’est, notamment le Nord-Kivu, le Sud-Kivu et l’Ituri. À cela s’ajoute la résurgence du virus Ebola dans le Kasaï, autant de défis qui exigent une mobilisation urgente.

Mais faute de ressources, « dans certains endroits, l’aide est suspendue », a-t-elle déploré, avertissant que « moins de personnes recevront une assistance et, pour d’autres, les rations seront réduites ». Bintou Keitaa souligné que cette contraction des moyens met directement en danger des millions de vies déjà fragilisées.
« Plus de 27,7 millions de personnes sont en insécurité alimentaire, dont 5,7 millions en Ituri et au Nord-Kivu. La mortalité maternelle augmente, et l’écart se creuse entre besoins vitaux et moyens disponibles », a alerté Mme Keita.
Mongongo
