le VPM Shabani préside la réunion de la Commission nationale de lutte contre la fraude minière. Photo : droits © Celcom Min Intérieur
Le gouvernement de la République démocratique du Congo a réaffirmé, jeudi 9 octobre, sa détermination à lutter contre la fraude minière qui mine le secteur. Réunie sous la présidence du vice-premier ministre, ministre de l’Intérieur et Sécurité, Jacquemain Shabani, la Commission nationale de lutte contre la fraude minière (CNLFM) a arrêté une série de mesures strictes pour enrayer l’hémorragie financière liée à cette pratique.
La rencontre a réuni plusieurs institutions et organes sectoriels, notamment les ministères des Mines, de la Défense et de la Justice, ainsi que l’Inspection des Mines, le CEEC, la Police nationale congolaise et un conseiller au collège Mines de la présidence de la République.
Les participants ont examiné le rapport d’inspection récemment effectué dans la province du Lualaba, qui fait état de la présence « irrégulière » d’hommes armés et en uniforme sur certains sites miniers et de l’envahissement de ces sites par des exploitants illégaux.
Face à ce constat, les ministres de l’Intérieur et des Mines ont convenu de définir des stratégies correctives pour mettre fin aux failles constatées.
La réunion a également porté sur l’évaluation de la suspension de l’exploitation du cobalt sur l’ensemble du territoire national, décidée conformément aux recommandations du président Félix Tshisekedi. Cette mesure a été prorogée jusqu’au 15 octobre prochain par l’Autorité de régulation et de contrôle des marchés des substances minérales stratégiques (ARECOMS).
La CNLFM a, par ailleurs, examiné élaboré un plan d’accompagnement de l’ARECOMS pour stabiliser le marché du cobalt et maximiser les recettes de l’État, notamment face à l’exploitation artisanale, précise une dépêche du service de communication du ministère de l’Intérieur, consultée par Mongongo News.
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