Muhindo Nzangi, ministre (RDC) de l'Agriculture et sécurité alimentaire, procède à la transplantation d'une plantule de cacao sortie de pépinière à la station de Bubuya Bera. Photo : © Cellcom MinAgri
En mission dans la province de la Tshopo, dans le nord-est de la République démocratique du Congo, le ministre d’État à l’Agriculture et Sécurité alimentaire, Muhindo Nzangi Butondo, a lancé mardi 2 septembre la campagne agricole 2025-2026, accompagnée d’une sensibilisation sur l’importance des cultures pérennes telles que le cacao, le café et le palmier à huile.
Le ministre a exprimé l’ambition du gouvernement de faire de la RDC le premier producteur mondial de cacao dans les cinq prochaines années. Un objectif aligné sur la vision du président Félix Tshisekedi, qui place le secteur agricole au cœur du développement national. « Nous avons les terres, le climat et la main-d’œuvre nécessaires pour y parvenir », a-t-il souligné.
En chantre de la « révolution agricole agressive », Muhindo Nzangi a présenté un plan visant à impliquer les communautés locales dans la production à grande échelle des cultures pérennes. Il a donné l’exemple en transplantant solennellement quelques plantules issues d’une pépinière à Bubuya Bera.
« Toute famille vivant au village doit planter du cacao, du café et du palmier à côté de sa maison. Nous venons vous aider à le faire », a-t-il déclaré, en tenue de travail.
Le « Plan Nzangi » prévoit, en outre, que chaque famille rurale développe au moins un demi-hectare de cacao, café ou palmier, dans l’objectif de « sortir les villages de la pauvreté et hisser la RDC parmi les premiers producteurs mondiaux », selon le ministère.
Le ministre a également demandé aux gouverneurs de province d’identifier des parcelles dans les chefferies et secteurs où seront prochainement installées des pépinières communautaires de cultures pérennes.
Dans le cadre de sa mission, Muhindo Nzangi a visité le Cacaoyer de Bengamisa (Caben), une exploitation de près de 5 000 hectares laissée à l’abandon depuis plus de 20 ans. En réponse aux revendications des communautés locales, il a promis l’engagement de l’État pour la réhabilitation de Caben, qu’il considère comme un pilier du redressement de la filière cacao en RDC.

© Cellcom Minagri.
La RDC possède un potentiel agricole immense, avec des terres étonnamment favorables au cacao dans les régions de Beni (Nord-Kivu), de l’Ituri et de la Tshopo. Le « Plan Nzangi » pourrait ainsi constituer une réponse stratégique à l’exploitation quasi-inexistante de ce secteur, potentiel majeur de richesse pour le pays.
Félix ISSA / Mongongo
