Vital Kamerhe, président de l'Assemblée nationale - Coup de marteau à la clôture de la session parlementaire de mars 2025. Palais du Peuple © AN-RDC
Dans son message formulé lundi 30 juin, à l’occasion du 65e anniversaire de l’indépendance de la République démocratique du Congo, le président de l’Assemblée nationale, Vital Kamerhe, est longuement revenu sur la signature récente de l’accord de paix entre la RDC et le Rwanda, intervenue le 27 juin dernier à Washington, sous facilitation américaine.
Pour le président de la Chambre basse du Parlement, cet accord marque un tournant historique. Il dit « rendre grâce à Dieu », estimant que « par l’accord de Washington, Dieu a exaucé notre prière : celle de voir les obstacles les plus coriaces céder pour ouvrir les voies les plus inattendues vers la paix ».
Présentant l’accord comme un jalon important dans la recherche d’une solution politique et diplomatique à la crise persistante dans l’Est du pays, Vital Kamerhe a félicité le président Félix Tshisekedi, qu’il qualifie de « principal artisan de cette avancée historique et de plusieurs succès diplomatiques récents ».
« En dépit des nombreux obstacles, il a su faire prévaloir la voie de la paix, en prêtant une oreille attentive aux souffrances endurées par les populations de l’Est, qui ne demandent qu’à vivre en paix sur leurs terres riches et belles », a déclaré celui que l’on surnomme parfois le Mwalimu (professeur).
Selon Kamerhe, l’accord signé entre la RDC et le Rwanda, deux pays en froid diplomatique depuis près de quatre ans en raison de la résurgence du M23, soutenu par Kigali, constitue aussi une opportunité pour une relance économique et sociale durable.
« Ce cadre nouveau favorisera une prospérité partagée entre les pays et les peuples de la région des Grands Lacs, sans jamais transiger sur la souveraineté ni sur l’intégrité territoriale de notre pays », a-t-il affirmé.
La signature de l’accord a toutefois suscité des réactions partagées dans l’opinion publique congolaise, notamment au sujet de ses implications économiques. Plusieurs voix issues de l’opposition et de la société civile dénoncent un éventuel bradage des ressources congolaises en échange de la paix, une allégation que le gouvernement rejette fermement.
Félix I. / Mongongo
