[ILLUSTRATION] - Un avion prend feu lors de son décollage à l'aéroport de Kavumu, au Sud-Kivu. 2022. Photo-Archives @Droits tiers
Les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) ont annoncé avoir intercepté ce lundi 30 juin un aéronef « non identifié » qu’il accuse d’avoir violé l’espace aérien congolais en pénétrant illégalement sur le territoire national « sans autorisation de survol ».
Dans un communiqué officiel consulté par Mongongo News ce 1er juillet, le porte-parole des FARDC, le général-major Sylvain Ekenge, précise que « l’appareil se dirigeait vers une zone de conflit active ».
« Après les vérifications d’usage, il a été constaté que cet aéronef ne portait aucune immatriculation permettant son identification. Ce qui constitue une violation flagrante des normes internationales de l’aviation civile », indique le communiqué.
L’armée congolaise affirme avoir pris des « mesures appropriées » pour garantir la sécurité de l’espace aérien et préserver l’intégrité du territoire.
Cette déclaration intervient alors que la rébellion AFC/M23 accuse le gouvernement de Kinshasa d’avoir bombardé un avion civil transportant de l’aide humanitaire à destination de Minembwe, dans le Sud-Kivu.
Le groupe rebelle, placé sous sanctions onusiennes pour exactions et violations graves, évoque des pertes humaines et la destruction de biens de première nécessité. Aucun bilan n’est encore avancé côté autorités congolaise.
La situation à Minembwe demeure particulièrement tendue, sur fond de fractures communautaires impliquant notamment la communauté Banyamulenge. Des leaders ainsi que des milices locales affiliées à cette communauté, telles que Twiraneho, alliée au M23, accusent régulièrement les forces loyalistes congolaises de violences ciblées. Des allégations que le gouvernement rejette fermement.
Ce n’est pas la première frappe enregistrée dans la région. Le 10 mars dernier, une opération militaire avait visé l’aérodrome de Minembwe, ciblant des avions soupçonnés de transporter des combattants du M23 depuis Bukavu. Selon une source provinciale, les frappes avaient été menées à l’aide de drones et d’un chasseur Sukhoï SU-25.
Félix I. / Mongongo
