ILLUSTRATION - Faure Gnassingbe (Togo), Emmanuel Macron (France) et Félix Tshisekedi (RDC), lors de la Conférence de Paris pour le soutien à la paix et à la prospérité dans la région des Grands Lacs.
Le gouvernement de la République démocratique du Congo est appelé à assurer une gestion rigoureuse et coordonnée des 1,5 milliard d’euros mobilisés en faveur des provinces du Nord et du Sud-Kivu lors de la Conférence de Paris sur le soutien à la paix et à la prospérité dans la région des Grands Lacs.
Dans sa communication au Conseil des ministres du 14 novembre, le président Félix Tshisekedi a instruit les ministères concernés — notamment le Plan, la Coordination de l’aide au développement, ainsi que les Affaires sociales et l’Action humanitaire — de travailler en synergie afin d’orienter ces ressources vers les besoins les plus urgents des populations.
Le chef de l’État a par ailleurs demandé à l’exécutif de poursuivre les démarches diplomatiques indispensables auprès des partenaires internationaux pour finaliser les modalités de mise en œuvre des résolutions adoptées à Paris, dont la mobilisation d’aides d’urgence et la réouverture partielle de l’aéroport de Goma à des fins humanitaires.
« Cette coordination devra intégrer les recommandations du CICR, notamment en matière de protection des aéronefs, de circulation du personnel humanitaire et de garanties sécuritaires », précise le compte-rendu de la réunion gouvernementale.
La Conférence de Paris, organisée le 30 octobre dernier par la France, a placé la crise humanitaire et sécuritaire dans l’est de la RDC au premier rang des priorités internationales. Parmi les contributeurs figurent notamment les États-Unis (129 millions d’euros), l’Union européenne (129 millions d’euros), la France, la Belgique, le Royaume-Uni, le Canada et le Japon. Plusieurs institutions financières internationales et agences onusiennes ont également confirmé leur appui aux populations de l’est du pays.
Félix ISSA
