Docteur Jean Jacques Mbungani Mbanda, député national, circonscription de Nudjala (Sud-Ubangi/RDC). © droits tiers
Le député national Jean Jacques Mbungani a saisi l’Assemblée nationale au sujet de 835 enseignants de la sous-division de Budjala 3, dans la province du Sud-Ubangi, laissés sans ressources après le braquage survenu dans la nuit du 21 au 22 août 2025 à la paroisse de Gwaka.
Dans un communiqué publié le 26 août, il interpelle le gouvernement « sur l’urgence de la situation », réclamant l’ouverture « immédiate » d’une enquête judiciaire et le « remplacement rapide des fonds volés » afin d’indemniser les enseignants.
Selon les informations, un groupe d’hommes armés avait attaqué, la nuit du jeudi 21 au vendredi 22 août, le site de paiement, emportant plus de 708 millions de francs congolais sur les 751 millions destinés à 877 éducateurs — soit 95 % de l’enveloppe globale allouée à Budjala 3 pour les mois de juin et juillet 2025.
Les frais de fonctionnement des écoles maternelles, primaires et secondaires, couvrant les mois de mai et juin 2025, avaient également été dérobés. Certains enseignants victimes attribuent ce drame au retard observé dans le processus de paie confié à Caritas.
Par ailleurs, un policier avait été tué et un autre grièvement blessé lors de l’attaque, plongeant la localité de Miluna-Gwaka dans une atmosphère de psychose.
« Ce crime odieux, qui prive des centaines d’enseignants de leurs moyens de subsistance, constitue une atteinte intolérable aux droits des agents de l’État et à la dignité du corps enseignant », ont dénoncé les services du député.
Jean Jacques Mbungani appelle à la solidarité nationale, particulièrement dans le Sud-Ubangi, envers ces enseignants « dont l’engagement quotidien pour l’éducation de nos enfants ne peut être ignoré ni abandonné ».
Ce drame est survenu à quelques jours seulement de la rentrée scolaire, prévue ce lundi 1er septembre. Depuis plusieurs années, les enseignants de la région plaident pour que leur rémunération soit transférée vers une banque agréée, afin de pallier les retards de paiement récurrents et d’éviter de nouveaux incidents sécuritaires.
Mongongo
