L'avant d'un véhicule immatriculé Présidence de la République (RDC). Photo tiers.
En République démocratique du Congo, les bénéficiaires et conducteurs des véhicules de fonction de la Présidence de la République sont appelés à adopter un comportement responsable et exemplaire sur la voie publique. Ces véhicules immatriculés « PR », régulièrement pointés du doigt par de nombreux usagers, seraient impliqués ces derniers temps dans des violations répétées du code de la route, principalement à Kinshasa.
Dans une correspondance interne datée du 19 février et adressée aux utilisateurs concernés, la Présidence de la République émet une mise en garde ferme contre des « comportements inciviques et illégaux » qui « portent atteinte à l’image, à la crédibilité et à l’autorité morale de la première institution du pays », ainsi qu’à celle du chef de l’État.
Parmi les manquements relevés figurent notamment le non-respect du code de la route et des feux de signalisation, la circulation non autorisée en sens inverse, des actes d’intimidation envers d’autres usagers et des agents de l’ordre, l’installation « strictement interdite » de gyrophares, sirènes et dispositifs assimilés, le masquage des plaques d’immatriculation, ainsi que des cas de trafic d’influence par l’invocation abusive du nom du président de la République. Ces griefs font suite à une enquête interne diligentée à cet effet.
Face à ces dérives, le cabinet présidentiel rappelle les bénéficiaires et leurs chauffeurs à l’observance stricte des engagements souscrits lors de la signature de la charte de bonne conduite au moment de l’attribution des véhicules de fonction.
« Cette charte engage formellement chaque bénéficiaire et chaque chauffeur à une utilisation responsable, disciplinée et exemplaire desdits véhicules, eu égard au rang et à la confiance accordés par ordonnance présidentielle ou décision du directeur de cabinet », précise la note.
Parmi les sanctions prévues en cas de récidive figurent notamment un blâme officiel émanant de la haute hiérarchie, la confiscation immédiate du véhicule de fonction, sans préjudice d’éventuelles poursuites administratives ou disciplinaires. Ces mesures seront appliquées « sans avertissement préalable, ni tolérance, ni passe-droit », avertit le coordonnateur des ressources humaines à la Présidence.
Mongongo News
