Illustration : crédit © UNICEF-RDC
Kinshasa, jeudi 27 février 2025. En République démocratique du Congo, le secteur de l’éducation est gravement affecté par l’agression rwandaise dans le Nord et le Sud-Kivu. Kinshasa renseigne que plus d’1.1 million d’enfants n’ont plus accès à l’éducation suite à l’occupation et la progression de l’armée rwandaise (RDF) et ses supplétifs du M23 dans les deux provinces.
« La crise actuelle a entrainé la fermeture de 2594 écoles, dont 1483 au Nord-Kivu et 1111 au Sud-Kivu, affectant 1 108 962 enfants », rapporte le ministère congolais de l’Education nationale et Nouvelle citoyenneté, qui ajoute que « de nombreuses écoles ont été bombardées, détruites ou transformées en bases militaires des groupes armés », et qu’ « une école a même été transformée en cimetière ».
Selon le gouvernement congolais, la présence des engins explosifs dans certaines écoles compromet la sécurité des élèves et des enseignants. Le ministère de l’Education documente aussi des cas de recrutement forcé des élèves par le M23 et l’armée rwandaise. En même temps, poursuit-il, « les élèves et leurs familles vivent une insécurité permanente qui rend difficile toute reprise normale des activités » scolaires.
Le nombre de violations graves contre les enfants a triplé le mois dernier, selon l’Unicef
Privés de l’éducation, de nombreux enfants sont en outre victimes des violations graves dans la région en conflit, à l’est de la RDC. « Le nombre d’incidents a triplé depuis la dernière escalade de violence qui a débuté le 24 janvier2025 », regrette l’Unicef.
« Durant cette période, les données révèlent que les cas de violence sexuelle ont augmenté de plus de deux fois et demie, les enlèvements ont été multipliés par six, les meurtres et les mutilations ont été multipliés par sept et les attaques contre les écoles et les hôpitaux ont été multipliées par 12 », estime ce Fonds des Nations-Unies.
Dans le communiqué de presse de l’organe, publié mercredi 26 février, Jean François Basse, représentant intérimaire de l’Unicef en RDC, a appellé à mettre immédiatement un terme à ces violations graves et effroyables contre les enfants. « Nous ne devons pas rester les bras croisés alors que ces violences atroces persistent », a-t-il exhorté.
Mongongo
