Un phénomène inquiétant a récemment émergé à Kananga, où des réseaux criminels venus de Tshikapa et de Kinshasa ciblent des enfants pour les emmener dans la capitale. Ces individus, munis de sommes d’argent conséquentes, collaborent avec des relais locaux pour attirer des enfants en leur promettant des récompenses attractives, telles que de la nourriture, des vêtements et de l’argent. Selon des témoignages, la somme de 50 000 FC est souvent utilisée pour séduire les enfants vulnérables.
Cependant, la réalité est bien plus sombre. Une fois arrivés à Kinshasa, ces enfants sont enlevés et détenus par des groupes criminels qui les forcent à participer à des activités illégales, notamment le vol. Les enfants sont contraints de dérober sous la menace de sévères violences. Ceux qui ne rapportent pas de biens volés sont sévèrement punis, ce qui constitue une grave violation de leurs droits et de leur sécurité.
Les événements tragiques se sont récemment déroulés à Mpokolo wa Muoyo, un centre qui héberge les orphelins où un enfant a réussi à s’échapper des mains de ses ravisseurs alors qu’il était transporté en voiture. Cet enfant, parvenu à se libérer près de la Lulua, a réussi à retourner à Mpokolo wa Muoyo, alertant ainsi la communauté sur l’ampleur du danger qui plane sur les jeunes de la région.
Dans ce contexte, il est impératif que les parents et les communautés restent vigilants face à ces dangers croissants. Les enfants doivent être conscients des risques qui existent, et des mesures préventives doivent être mises en place pour éviter toute tentative d’enlèvement. La coopération de tous est essentielle pour contrer ce fléau et protéger les plus vulnérables.
L’alerte a été diffusée par les responsables du centre fontaine de vie qui se traduit : « Mpokolo wa Muoyo » appelant à la prudence et à la vigilance de la part des parents et des enfants. Cette situation souligne la nécessité d’une mobilisation collective pour prévenir les enlèvements d’enfants et mettre fin à ce trafic cruel et déshumanisant.
Nestor Ilo
