RDC : Le président F. Tshisekedi porte un nouveau-né à l'occasion du lancement du programme de gratuité de la maternité en RDC. Photo- archives : 8 septembre 2023. Droits : Présidence RDC
En République démocratique du Congo, « plusieurs millions » de femmes ont accouché gratuitement et des nouveau-nés malades ou prématurés ont été pris en charge depuis le lancement, en septembre 2023, de la gratuité des accouchements et des soins néonatals. Malgré ces résultats, le gouvernement redoute des difficultés de financement pour assurer la pérennité de cette mesure, qui s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre de la Couverture santé universelle (CSU).
Lors de la 79ᵉ réunion du Conseil des ministres, vendredi 20 février, le président de la République, Félix Tshisekedi, a appelé le gouvernement à « sécuriser la continuité du financement » de cette initiative. Selon le compte rendu officiel, le programme de gratuité de la maternité repose principalement sur le Trésor public et l’appui des partenaires internationaux, notamment à travers le Programme multisectoriel de nutrition et santé (PMNS).
Dès son lancement, l’État congolais s’était engagé à mettre progressivement en place des mécanismes techniques, budgétaires et financiers destinés à renforcer durablement le système de protection sociale. Ces dispositifs devront notamment servir de garde-fou pour éviter l’accumulation d’arriérés de paiement dus aux établissements de santé et à garantir la stabilité du programme.
Dans ce cadre, la Première ministre Judith Suminwa a été chargée d’identifier et de mettre en œuvre, « sans délai », des solutions de financement durables, en collaboration avec le vice-Premier ministre chargé du Budget ainsi que les ministres des Finances et de la Santé publique, Hygiène et Prévoyance sociale.
« Ces mesures pourront inclure, le cas échéant, l’implication de partenaires techniques et financiers disposés à accompagner le programme, dans le strict respect des textes légaux et des accords en vigueur. Dans l’intervalle, des solutions urgentes devront être mises en œuvre », précise le compte rendu du Conseil des ministres.
Le programme continue d’afficher des résultats jugés encourageants, bien qu’il ne couvre pas encore l’ensemble des provinces. En juin 2025, le ministère de la Santé avait fait état de deux millions de bénéficiaires dans les zones déjà couvertes.
Pour l’année 2026, le gouvernement prévoit d’étendre cette mesure à l’ensemble du territoire national, dans le cadre du déploiement progressif de la Couverture santé universelle. Lors de son discours sur l’état de la Nation, en décembre dernier, le chef de l’État avait également promis de « consolider la transformation numérique du système de santé afin que la décision publique s’appuie sur des données fiables, accessibles et transparentes ».
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