Signature de l'accord sanitaire RDC-USA visant à renforcer le système de santé. Droits photo : Ministère de la Santé
La République démocratique du Congo et les États-Unis ont franchi une nouvelle étape dans leur coopération bilatérale avec la signature, jeudi (26/2) à Kinshasa, d’un accord-cadre d’envergure destiné à renforcer durablement le système national de santé. 1,2 milliard de dollars est engagé dans ce partenariat qui vise principalement à renforcer la réponse face aux épidémies et la Couverture santé universelle, selon les autorités congolaises.
La cérémonie s’est déroulée à la Primature, sous la présidence de la Première ministre, Judith Suminwa Tuluka, en présence des ministres de la Santé, des Finances et du représentant de l’ambassade américaine. Le dispositif repose sur une contribution de 900 millions USD du gouvernement américain et de 300 millions USD mobilisés par la partie congolaise, ont indiqué les responsables présents.
Ce partenariat stratégique cible en priorité les grandes endémies qui continuent de peser lourdement sur la santé publique en RDC, notamment le VIH/Sida, la tuberculose et le paludisme. Il prévoit également un renforcement de la santé maternelle et infantile, la poursuite de l’éradication de la poliomyélite, l’amélioration des mécanismes de surveillance épidémiologique ainsi qu’une meilleure préparation aux urgences sanitaires.
« Notre ambition est d’installer durablement un système de santé solide, accessible et financé de manière responsable », a déclaré Judith Suminwa, soulignant que cette coopération s’inscrit dans la trajectoire gouvernementale visant la mise en place progressive d’une couverture santé universelle effective.
Du côté sectoriel, le ministre de la Santé publique, Roger Kamba, a insisté sur la dimension humaine de cet engagement. « Derrière ces priorités, il y a des vies à sauver et des communautés à protéger », a-t-il affirmé, évoquant également la nécessité de consolider les capacités du personnel soignant et de moderniser les structures sanitaires à tous les niveaux.
Au-delà de l’appui budgétaire, l’accord entend structurer une coopération à long terme fondée sur le transfert de compétences, le partage d’expertise et le renforcement institutionnel. Les deux gouvernements ont exprimé leur volonté d’agir de manière coordonnée avec les partenaires techniques, les institutions nationales et les acteurs communautaires afin d’optimiser l’impact des interventions.
Cette séquence diplomatique s’aligne sur la vision du président Félix Tshisekedi, qui place le capital humain au cœur de son action publique. Pour les autorités congolaises, investir massivement dans la santé revient à consolider la stabilité sociale, soutenir la croissance économique et asseoir les bases d’un développement inclusif, tout en affirmant progressivement la souveraineté sanitaire du pays.
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