ILLUSTRATION / Maison touchée par une frappe de drone à Goma, est de la RDC, mercredi 11 mars 026. Photo : tiers
La justice française a annoncé, vendredi 13 mars, l’ouverture d’une « enquête de flagrance contre X » pour « meurtre constitutif de crime de guerre » après la mort d’une humanitaire de l’Unicef dans l’est de la République démocratique du Congo. Karine Buisset, 54 ans et ressortissante française, a été retrouvée morte à la suite d’une frappe de drone qui a visé mercredi une maison résidentielle à Goma.
Selon des informations communiquées à Agence France-Presse par le Parquet national antiterroriste (PNAT), les investigations seront menées par l’Office central de lutte contre les crimes contre l’humanité et les crimes de haine de la gendarmerie française. Elles visent notamment à établir les circonstances exactes des faits et à en informer les proches de la victime.
À ce stade, les autorités françaises considèrent les faits comme étant « en lien avec une situation de conflit armé » opposant les forces congolaises au mouvement rebelle M23. Celui-ci contrôle la ville de Goma ainsi que plusieurs territoires dans les provinces du Nord-Kivu et du Sud-Kivu depuis le début de l’année 2025.
Les différentes parties se rejettent la responsabilité de la frappe. L’AFC/M23, soutenue par le Rwanda, accuse « le régime de Kinshasa » d’avoir ciblé des résidences utilisées par les Nations Unies et l’Union européenne.
Le gouvernement congolais a pour sa part nié toute implication dans cet incident qui a fait 3 victimes, assurant qu’il ne saurait agir à l’encontre des valeurs qu’il défend. Il a plutôt annoncé l’ouverture d’une enquête afin d’établir les circonstances et l’origine des explosions.
Mongongo News
