Le ministre d’État à la Justice de la République démocratique du Congo, Guillaume Ngefa Atondoko, a salué ce mardi 9 septembre, à Genève, la reconnaissance par l’ONU de la guerre en cours dans l’Est du pays comme un « conflit armé international » et non un conflit interne.
Intervenant à la 60ᵉ session du Conseil des droits de l’homme, le ministre a cité le rapport du Haut-Commissaire aux droits de l’homme confirmant « la présence avérée de troupes rwandaises » en RDC et soulignant que le conflit est « alimenté par une agression extérieure menée par le Rwanda et ses supplétifs de l’AFC/M23 ».
À la tête de la délégation congolaise, Guillaume Ngefa a assuré de la volonté de Kinshasa de « répondre avec sérieux aux préoccupations exprimées » dans les rapports onusiens, dans un contexte marqué par l’intensification des violences dans le Nord et le Sud-Kivu.
La RDC accuse par ailleurs « les forces d’occupation » d’avoir instauré une « gouvernance par le crime » dans les territoires sous contrôle rebelle. Le ministre des Droits humains, Samuel Mbemba, a indiqué que le gouvernement poursuit le monitoring des violations commises par le M23 et ses alliés.
« La résolution S37-1 du Conseil des droits de l’homme condamnait ces violations et exigeait le retrait immédiat des forces rwandaises et de leurs supplétifs de l’AFC/M23. Or, cette exigence reste lettre morte », a-t-il déploré, appelant à l’opérationnalisation d’une commission d’enquête indépendante pour « identifier les responsables et mettre fin à l’impunité ».
Présentant son rapport, le Haut-Commissaire de l’ONU, Volker Türk, a mis en cause toutes les parties au conflit. Il a relevé des meurtres « délibérés » imputés aux FARDC, des actes de torture et de mauvais traitements commis par les combattants Wazalendo, ainsi que des « crimes contre l’humanité » attribués au M23, dont meurtres, privations de liberté, torture, viols et esclavage sexuel.
Mongongo
