La prolifération des « malewas », ces petits restaurants populaires implantés dans presque tous les coins de la ville de Kananga, suscite aujourd’hui une vive inquiétude quant à l’hygiène alimentaire. Si ces espaces de restauration rapide répondent au besoin quotidien de plusieurs citoyens, leur gestion sanitaire laisse à désirer.
Nombreux de ces petits établissements ne respectent pas les normes minimales d’hygiène. Des ustensiles sales, des eaux stagnantes, des restes de nourriture à même le sol, ou encore des cuissons en plein air à proximité de poubelles, sont des scènes récurrentes observées dans plusieurs quartiers. Cette situation expose les consommateurs à des maladies diarrhéiques, parasitaires ou encore à des intoxications alimentaires.
La société civile locale déplore le laxisme des services d’hygiène urbaine, qui peinent à faire respecter les règles élémentaires. Elle appelle à une implication sérieuse des agents affectés à ce secteur, estimant qu’un suivi rigoureux éviterait des cas d’épidémies dans la ville.
« On ne peut pas continuer à fermer les yeux pendant que la population court un grave danger », affirme un acteur de la société civile.
Pour les habitants, ces malewas sont certes une solution économique, mais ils deviennent un problème de santé publique s’ils ne sont pas contrôlés. Certains proposent même l’organisation de séances de formation à l’endroit des tenanciers pour les sensibiliser sur les bonnes pratiques en matière d’hygiène.
Les autorités municipales, de leur côté, sont appelées à renforcer les inspections, sanctionner les récalcitrants et encadrer le secteur pour garantir à la population une alimentation saine et sans risque.
Nestor Ilo
