À Komanda, des corps des victimes du massacre du 27 juillet transportés à moto. © Photo : droits tiers
Les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) promettent de poursuivre sans relâche la traque des auteurs du massacre de plus de 43 civils, perpétré dans la nuit du dimanche 27 juillet à Komanda, une agglomération du territoire d’Irumu, en province de l’Ituri. L’attaque, survenue au cours d’une veillée de prière dans une paroisse catholique, est attribuée aux terroristes ADF/MTM.
« Face à cette situation, les FARDC présentent leurs condoléances aux familles éprouvées et réaffirment leur détermination à traquer ces hors-la-loi jusqu’à leur dernier retranchement », peut-on lire dans un communiqué officiel publié dimanche soir.
Réagissant à cette attaque sanglante, le porte-parole des FARDC dans le secteur opérationnel de l’Ituri, le lieutenant Jules Ngongo, parle d’une « vengeance » des ADF, qui auraient subi de lourdes pertes lors des récentes opérations conjointes FARDC-UPDF.
« Pourchassés en profondeur et traqués en permanence par les FARDC et l’UPDF dans les territoires d’Irumu et de Mambasa, ces terroristes ont choisi de se venger sur les populations sans défense, dans le but de semer la terreur et de détourner l’opération conjointe de ses objectifs », a-t-il écrit.
L’armée appelle la population à faire preuve de solidarité en cette période difficile, tout en l’exhortant à redoubler de vigilance et à signaler toute présence suspecte aux forces de défense et de sécurité.
Le gouvernement central a également réagi 24 heures après la tragédie. Sur X (anciennement Twitter), le porte-parole du gouvernement, Patrick Muyaya, a assuré que l’exécutif soutient les autorités provinciales dans la gestion des conséquences de ce carnage.
Ce drame atroce a provoqué une onde de choc au sein d’une population déjà éprouvée par des années d’insécurité. Selon des sources locales, plus de 82 personnes ont été tuées en Ituri et au Nord-Kivu depuis le début du mois de juillet, un chiffre auquel s’ajoute le bilan de cette nouvelle tuerie.
Félix ISSA et Etienne MOSENGO /
Mongongo
