Elèves finalistes en rangs au centre Don Bosco de Masina, à l'occasion du lancement de la session ordinaire de l'Examen d'Etat 2025. Droits photo : © Min EDU-NC
Le gouvernement de la République démocratique du Congo a lancé, ce lundi 28 juillet 2025, la session ordinaire de l’Examen d’État (Exetat), édition 2025. Au total, 1 079 341 élèves finalistes du secondaire prennent part à ces épreuves, qui se déroulent sur quatre jours, soit jusqu’au 31 juillet, dans 3 165 centres de passation répartis à travers le pays.
Dans certaines régions de l’Est, notamment l’Ituri, le Nord et le Sud-Kivu, les examens se tiennent dans des conditions particulièrement difficiles, marquées par une insécurité persistante. À Komanda, agglomération du territoire d’Irumu (Ituri), une attaque sanglante attribuée aux ADF/MTM a endeuillé la population, la veille du lancement des épreuves, faisant au moins 43 morts.
Malgré ce drame, le lancement de l’Exetat a été effectif à Komanda, comme l’ont rapporté nos confrères de BuniaActualité.cd, en dépit du climat de deuil et d’incertitude qui règne dans cette zone de négoce meurtrie.
Par ailleurs, dans les provinces du Nord-Kivu et du Sud-Kivu, les épreuves se déroulent tant bien que mal, malgré la présence de l’AFC/M23 et les tensions avec les groupes d’autodéfense locaux Wazalendo, notamment dans les territoires de Kalehe, Walungu, Walikale et Masisi.
Selon Jean-Marie Mwayesi, Inspecteur principal provincial du Sud-Kivu cité par l’Agence Congolaise de Presse (ACP), au moins 20 500 élèves n’avaient pas pu présenter les épreuves préliminaires de dissertation et de français oral, respectivement les 2 et 4 juin derniers, en raison des affrontements.
« Plus de 20 500 finalistes n’ont pas pu passer les examens préliminaires, tandis que 635 écoles sont restées fermées à cause des affrontements entre les patriotes Wazalendo et les terroristes de l’AFC/M23 appuyés par l’armée rwandaise », a-t-il précisé.
Lors du lancement de cette 58è session de l’Exetat, ce lundi, la ministre d’Etat à l’Education nationale et Nouvelle citoyenneté, Raïssa Malu Dinanga, a rappelé que les frais de participation ont été entièrement pris en charge par l’État pour les écoles affectées par l’insécurité à l’Est du pays, grâce à l’engagement personnel du Président de la République.
Mongongo
