Deux motos dans les décombres d'une maison incendiée par les terroristes ADF à Komanda. © droits tiers
La Première ministre de la République démocratique du Congo a fermement condamné le massacre d’une quarantaine de civils survenu à Komanda, un centre de négoce situé à plus de 75 kilomètres au sud-ouest de Bunia, dans la province de l’Ituri. L’attaque, attribuée aux terroristes de l’ADF, s’est produite dans la nuit du dimanche 27 juillet 2025, peu après minuit.
Dans un communiqué officiel publié ce lundi 28 juillet, Judith Suminwa qualifie ce carnage d’un « acte odieux et lâche », commis dans le but de semer la terreur au sein de la population et de détourner les opérations conjointes menées par les FARDC et l’armée ougandaise de leurs objectifs.
Exprimant ses « sincères condoléances et toute sa sympathie aux familles endeuillées », la cheffe du gouvernement exhorte les habitants de la région à ne pas céder à la panique, mais à continuer de faire confiance aux forces de défense et de sécurité.
« Tout est mis en œuvre pour assurer une prise en charge efficace et coordonnée des victimes, d’une part, et mettre fin à l’activisme des terroristes dans cette région, d’autre part », peut-on lire dans ce communiqué consulté par Mongongo News.
Parallèlement, les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) ont réaffirmé leur détermination à traquer ces criminels jusqu’à leur dernier retranchement, selon une déclaration publiée dimanche soir.
Sur le terrain, des sources locales font état d’un important déplacement de population, plusieurs habitants prenant la fuite vers Bunia ou encore Kisangani (Tshopo), considérées comme des zones plus sûres.
Mongongo
