Les casques bleus de la MONUSCO en pleine sécurisation des civils contre les tirs d'une milice à Lopa/Djugu. Photo-archives. 23/7/2025 (©MONUSCO)
La Mission des Nations Unies pour la stabilisation en République démocratique du Congo (MONUSCO) a exprimé sa profonde indignation après l’attaque sanglante perpétrée dans la nuit du 26 au 27 juillet 2025 à Komanda, localité située à près de 60 km au sud-ouest de Bunia, dans le territoire d’Irumu (Ituri), une entité toujours placée sous état de siège.
Dans un communiqué officiel publié dimanche 27 juillet, la MONUSCO indique que, selon les Forces armées de la RDC (FARDC), l’attaque aurait coûté la vie à au moins 43 civils, dont 19 femmes, 15 hommes et 9 enfants, la plupart égorgés à l’arme blanche dans un lieu de culte. Des habitations et commerces ont été incendiés, aggravant une situation humanitaire déjà alarmante. Plusieurs cas d’enlèvements ont également été signalés.
« La MONUSCO condamne avec la plus grande fermeté ces actes de barbarie, qui constituent de graves violations du droit international humanitaire et des droits humains », peut-on lire dans le communiqué.
La mission onusienne appelle les autorités congolaises à diligenter une enquête indépendante afin que les auteurs de cette tuerie soient identifiés, arrêtés et traduits en justice. Elle réitère par ailleurs l’appel du Secrétaire général des Nations Unies enjoignant les groupes armés étrangers à déposer les armes sans condition et à regagner leurs pays d’origine.
Dans l’immédiat, en coordination avec les autorités locales, la MONUSCO dit avoir apporté un appui d’urgence aux victimes, notamment à travers l’organisation des inhumations et la prise en charge médicale des blessés.
« Ces attaques ciblées contre des civils sans défense, y compris dans des lieux de culte, sont révoltantes et bafouent toutes les normes du droit international humanitaire. La MONUSCO poursuivra sans relâche son engagement aux côtés des autorités congolaises pour assurer la protection des populations civiles, conformément à son mandat », a déclaré Vivian Van de Perre, Représentante spéciale adjointe du Secrétaire général de l’ONU et cheffe par intérim de la mission, cité dans le communiqué.
