Cathédrale de Butembo – Messe de requiem en hommage aux croisés victimes du massacre du 27 juillet à Komanda. Une prière douloureuse portée par une foi inébranlable. Droits photo : © Draxler D.V./Mongongo News
Ce mardi, le diocèse de Butembo-Beni a célébré une messe solennelle de compassion, portée par la Croisade Eucharistique, en mémoire des jeunes croisés sauvagement assassinés à Komanda lors de l’attaque perpétrée contre une église par les rebelles ADF. Ces jeunes fidèles, en pleine retraite spirituelle, ont été froidement abattus dans un lieu sacré — symbole de paix, de foi et d’espérance.
Dans la cathédrale de Butembo pleine à craquer, l’émotion était à son comble. Les larmes coulaient, les silences pesaient, et les prières montaient pour ces martyrs de la foi. Parmi eux, le corps sans vie de Jean Marie Kanyere Tshomana a été rapatrié à Butembo pour être inhumé avec dignité à Kitatumba.
Cette séquence funèbre, aussi douloureuse que poignante, a ravivé la blessure d’une communauté encore sous le choc, mais aussi la détermination d’une génération chrétienne à rester debout, fidèle à son engagement, malgré les persécutions.
Dans une homélie bouleversante, le célébrant a lancé un appel fort aux jeunes croisés et à l’ensemble de la communauté : ne jamais tomber dans le piège de la compromission ou de la collaboration avec les groupes armés négatifs. Il a aussi dénoncé avec fermeté le silence complice de certains et a exhorté à l’unité spirituelle face à la barbarie.
« Leur sang ne criera pas en vain », a-t-il affirmé avec gravité, devant une assemblée saisie par la douleur, mais animée d’une foi profonde.
À l’heure où les croisés paient de leur vie leur fidélité au Christ, cette messe fut bien plus qu’un simple hommage : elle a symbolisé la résilience d’une jeunesse meurtrie mais debout, fidèle à l’Évangile dans une région qui continue de saigner sous l’indifférence générale.
Draxler de Vigny
