MCID / Nord-Kivu. Photo d'ensemble. Décembre 2024. © Etienne Mosengo
Le mouvement des Congolais initiés pour le développement (MCID) et la Génération Constant MUTAMBA ont tenu mardi 17 décembre 2024 une méga conférence dans les enceintes de l’université de Goma, devant des jeunes étudiants membres pour leur réfléchir sur la révision constitutionnelle, qui fait actuellement débat dans la classe politique au pays.
A partir de la ville de Goma, ces deux structures se sont réunies comme un seul homme dans le but lancer la campagne nationale pour le changement de la Constitution. Celles-ci proposent le remplacement la loi fondamentale actuelle par une constitution fédérale pour la quatrième République.
Les étudiants qui ont participé à ce grand événement ont affirmé soutenir l’initiative de la réforme constitutionnelle portée par le président de la République. Gladis Kingombe Matabishi, président de ce mouvement en province du Nord-Kivu, n’a pas tari d’arguments pour démontrer la nécessité de cette réforme.

Pendant un long moment, un espace a été accordé aux participants afin de poser des questions sur le thème à l’ordre du jour.
« Nous avons saisi cet opportunité pour d’abord délivrer intellectuellement le monde estudiantin de ténèbres de l’ignorance par la diffusion du savoir, mais aussi le libérer de la peur dans laquelle les opposants les ont fait dompter durant tout ce temps en leur faisant croire que si l’on change la constitution, le ciel va tomber sur nous. Non, c’est faux », a déclaré ce jeune.
Au même moment il a appelé la population congolaise en général celle de la ville de Goma en particulier à adhérer à ce projet de réforme constitutionnelle, car, dit-il, la Constitution de 2006 a démontré ses limites du fait qu’elle ne s’accorde pas aux réalités actuelles de la RDC, et qu’elle est en contradiction avec le vécu des Congolais.



Gladis Kingombe a également laissé entendre qu’un avant-projet de Constitution fédérale que propose le MCID, et que le mouvement envisage d’exhiber aux autorités centrales, « nous permettra d’abord nous congolais d’apaiser les tensions régionales, de terminer la guerre, réduire l’insécurité et protéger l’identité culturelle de chaque communauté ». Ce projet de texte qu’il propose est composé de vingt (20) articles et vingt-cinq (25) sections, contrairement à l’actuelle Constitution, qui comporte 229 articles.
Etienne MOSENGO, depuis Goma
