Lors d’un point de presse tenu lundi 23 décembre 2024 en ville de Goma, chef-lieu de la province du Nord-Kivu, l’Union pour la lutte contre les antivaleurs (UPLA en sigle), en collaboration avec d’autres mouvements citoyens et groupes de pression, ont annoncé le lancement de la première campagne dénommée “Non à la Monusco dans notre pays, Tous derrière nos FARDC”. L’UPLA asbl a prévenu que ladite campagne serait clôturée après le départ effective de la mission onusienne.
Emmanuel Nyakasane Namegabe, président du conseil d’administration de cette organisation de défense des droits humains, et ses pairs des mouvements citoyens, ont adressé un mémorandum au président de la République Félix Tshisekedi en vue de lui rappeler le rapport publié par l’ONG Amnesty international sur le carnage qui avait eu lieu le 30 août 2023 à Goma, qui avait coûté la vie à plusieurs dizaines de membres de la secte politico-religieuse Uwezo wa Neno, surnommés “Wazalendo”.
« A travers Amnesty international, nous avons compris que le carnage du 30 août 2023 avait été bien commandité par la Monusco. Par sa lettre du 21 Aout, le chef du bureau de la Monusco dans la ville de Goma adressée au gouverneur Constant Ndima, indiquait que la marche que projetée les Wazalendo, était une manifestation à caractère haineux et agressif », ont-ils révélé.

Tout en appuyant les conclusions de ce rapport publié par cette ong internationale des droits humains, les animateurs de ces structures citoyennes souhaitent l’ouverture d’un autre procès où les auteurs intellectuels pourront comparaître.
« C’est le seul pays où cela se passe, les bourreaux et les victimes tous condamnés à de mêmes peines. Le colonel Mike Mikombe condamné à la peine de mort, le visionnaire Ephraïm Bisimwa, [tous ont été] condamnés à la peine de mort », ont-ils rappelé.
Les organisateurs de cette campagne anti-Monusco ont annoncé au même moment la distribution des tracts à la population de Goma le jeudi prochain contenant la synthèse du dit rapport.
Dans l’entretemps, le Conseil de sécurité des Nations-Unies a décidé, vendredi 20 décembre dernier, de proroger le mandat de la Mission de l’ONU pour la stabilisation de la République démocratique du Congo (Monusco) pour une année, soit jusqu’en décembre 2025.
« En vertu de la résolution 2765 (2024), adoptée à l’unanimité, le Conseil décide que la MONUSCO maintiendra un effectif maximum autorisé de 11 500 militaires, 600 observateurs militaires et officiers d’état-major, 443 policiers et 1 270 membres d’unités de police constituées. Il décide en outre que les priorités stratégiques de la MONUSCO restent les suivantes: contribuer à la protection des populations civiles dans la zone où elle est déployée; et appuyer la stabilisation et le renforcement des institutions de l’État en République démocratique du Congo (RDC), ainsi que les principales réformes de la gouvernance et de la sécurité », a précisé le Conseil de sécurité.
Etienne MOSENGO
