Le gouvernement provincial du Nord-Kivu a lancé une initiative ambitieuse visant à renforcer les infrastructures dans les zones fortement touchées par les conflits et le manque d’investissements durables. À cet effet, une taxe « spéciale » de reconstruction a été instaurée à partir du lundi 13 octobre, avec pour objectif de financer la réhabilitation des routes, ponts et autres infrastructures publiques dans les villes de Beni, Butembo et dans plusieurs localités du territoire de Beni.
Cette décision émane du Gouverneur militaire, le Général-Major Somo Kakule Évariste, qui a mandaté la société KMJ de procéder à la perception de cette taxe. Elle s’appliquera spécifiquement aux véhicules de transport utilisant des emballages non conventionnels, considérés comme contribuant fortement à la détérioration du réseau routier.
Selon l’arrêté provincial signé à cet effet, les points de perception de cette taxe seront installés aux principales barrières douanières et de contrôle : Kasindi, Mavivi, Mukulya, Kangothe, Paida et Mangango.
La mise en œuvre de cette mesure résulte d’un accord tripartite entre la Direction générale des douanes et accises (DGDA), la Direction générale des recettes du Nord-Kivu (DGR-NK), l’Association des commerçants congolais actifs pour le développement (ACCAD) et la Fédération des entreprises du Congo (FEC).
Le gouvernement espère ainsi répondre efficacement à l’urgence d’améliorer les voies de communication, et relancer l’économie locale dans une province longtemps meurtrie par les conflits.
Des voix s’élèvent toutefois pour appeler à une gestion transparente et rigoureuse des fonds collectés, afin que cette taxe spéciale ne devienne pas une charge supplémentaire inutilement supportée par les opérateurs économiques et la population.
Draxler de Vigny
