La situation sécuritaire reste volatile dans l’Est de la RDC, particulièrement dans les provinces de l’Ituri et du Nord-Kivu, théâtre de l’opération conjointe Shujaa entre les Forces armées congolaises (FARDC) et l’armée ougandaise (UPDF).
Une nouvelle alerte de taille vient d’être enregistrée : Musa Baluku, chef emblématique des Allied democratic forces (ADF), aurait été récemment aperçu dans la région, ravivant les craintes d’une nouvelle résurgence de cette milice terroriste.
Le mercredi 03 septembre, des affrontements violents ont éclaté à Apakwang, dans le territoire de Mambasa, en Ituri. Le bilan est lourd : deux soldats ougandais tués, tandis que trois combattants ADF ont été neutralisés par les forces coalisées. Trois armes à feu appartenant aux rebelles ont été récupérées sur les lieux du combat, selon des sources sécuritaires.
Malgré ces pertes, les forces conjointes ne désarment pas. L’UPDF affirme poursuivre plus de 20 combattants ADF encore actifs dans la zone, dans une opération de ratissage renforcée. Le retour présumé de Musa Baluku dans cette région stratégique après plusieurs mois d’invisibilité, est considéré comme un signal inquiétant dans la lutte contre le terrorisme dans l’Est du pays.
L’opération Shujaa, lancée en 2021, avait pour but de désorganiser les bases ADF dans la profondeur de la forêt congolaise. Si plusieurs succès ont été enregistrés, cette réapparition du chef terroriste démontre que le combat reste loin d’être terminé.
Les populations locales, déjà épuisées par des années d’instabilité, appellent les gouvernements congolais et ougandais à redoubler d’efforts pour neutraliser définitivement les poches de résistance ADF, et garantir une paix durable dans la région.
Draxler de Vigny
