Le président rwandais Paul Kagame et le président de la RDC, Félix Tshisekedi, à l'hôtel Serena de Rubavu, au Rwanda, le 25 juin 2021. © AFP
Au cours d’un mini-sommet, mercredi 9 juillet à la Maison Blanche, avec cinq chefs d’État africains, le président américain Donald Trump a annoncé une rencontre historique à venir entre les présidents Félix Tshisekedi de la République démocratique du Congo et Paul Kagame du Rwanda.
Les deux dirigeants sont attendus à Washington dans les prochaines semaines pour signer un « accord final » de paix, censé marquer une étape décisive dans la désarticulation du conflit qui déstabilise l’est de la RDC et l’ensemble de la région des Grands Lacs depuis trois décennies.
« Je pense que dans les deux prochaines semaines, les dirigeants des deux pays viendront signer l’accord final. La semaine dernière, nous avons reçu leurs ministres des Affaires étrangères. Nous allons désormais acter la fin d’une horrible guerre qui dure depuis 30 ans », a déclaré Donald Trump.
Le président américain s’est réjoui des avancées du processus de médiation, mené sous la facilitation du Département d’État.
« Ce fut une lutte acharnée, mais les deux pays sont aujourd’hui heureux d’avoir pu résoudre ce problème. C’était une guerre terrible. Beaucoup pensaient qu’elle ne connaîtrait jamais de fin. Mais il reste encore du travail ».
Les conflits armés en RDC ont coûté la vie à de millions de personnes ces trente dernières années. L’épisode actuel implique la résurgence, depuis 2021, du groupe armé M23, avec le Rwanda comme support majeur, affirme Kinshasa. Une accusation étayée par plusieurs rapports des Nations unies et d’autres organisations internationales.
Dans la volonté d’une désescalade de tension, un premier pas important a été franchi le 27 juin dernier, avec la signature à Washington d’un accord de paix entre les délégations diplomatiques des deux pays, sous la médiation américaine. Ce texte sert de base à la rencontre annoncée entre Tshisekedi et Kagame, en présence du président Trump.
Pendant ce temps, tant à Kinshasa qu’à Kigali, les regards sont désormais tournés vers Washington et Doha, deux capitales engagées dans la recherche d’une sortie de crise durable.
Parallèlement au processus américain, le Qatar poursuit ses efforts en accueillant un cycle de pourparlers entre les représentants du gouvernement congolais et ceux de la rébellion AFC/M23. Plusieurs sources dignes de foi ont annoncé la reprise, mercredi, des discussions à Doha, avec l’objectif de consolider les avancées diplomatiques récentes.
Félix I. / Mongongo
