Combattants du M23. © droits tiers
Au moins 169 personnes, principalement des agriculteurs et autres civils, auraient été tuées début juillet 2025 dans l’est de la République démocratique du Congo, lors d’une attaque attribuée aux rebelles du M23, soutenus par le Rwanda, selon une alerte du Bureau conjoint des Nations Unies aux droits de l’homme (BCNUDH) relayée par l’agence Reuters.
Selon les conclusions du BCNUDH, cette offensive meurtrière a eu lieu à partir du 9 juillet dans le territoire de Rutshuru, dans la province du Nord-Kivu. L’opération militaire visait officiellement des présumés combattants des FDLR (Forces démocratiques pour la libération du Rwanda), mais elle aurait surtout touché des civils sans défense.
« Des civils, principalement des agriculteurs campant temporairement dans leurs champs pour la saison des labours, ont été attaqués. Le bilan humain est particulièrement lourd : au moins 169 personnes ont été tuées », précise le rapport cité par Reuters.
Un activiste local, s’exprimant sous couvert d’anonymat, confirme ces informations et affirme que le M23 aurait délibérément ciblé plus de 100 agriculteurs hutus congolais.
Le M23 rejette les accusations
Interrogé par Reuters, un haut responsable du M23 a démenti en bloc les conclusions du BCNUDH, dénonçant une campagne de diffamation. Il a également annoncé la création d’une commission interne d’enquête pour examiner les faits allégués.
« Cette précipitation à publier des informations non vérifiées est une propagande dont les motivations sont connues du seul Bureau conjoint des Nations Unies aux droits de l’homme », a déclaré Bertrand Bisimwa, président du mouvement.
Cette révélation alarmante intervient alors que le gouvernement congolais et le M23/AFC viennent à peine de franchir une étape jugée cruciale vers une sortie de crise. Le 19 juillet 2025, les deux parties ont signé à Doha une déclaration de principes, première étape d’un processus de médiation censé aboutir à un accord de paix durable.
Mongongo
