Des véhicules de la police des frontières circulent le long de la frontière bulgaro-turque. [DPA/Soeren Stache]
Un agent diplomatique congolais a été arrêté le 18 juillet 2025 en Bulgarie pour implication dans le transport d’une importante quantité de produits stupéfiants. L’information, confirmée par des sources officielles, a suscité une vive indignation à Kinshasa, qui parle de faits d’une gravité extrême.
Dans un communiqué publié ce jeudi 31 juillet, le ministère congolais des Affaires étrangères précise que le diplomate a été intercepté à la frontière entre la Bulgarie et la Turquie alors qu’il circulait à bord d’un véhicule portant une plaque d’immatriculation diplomatique, dans le cadre d’un déplacement non autorisé par son ambassade d’affectation.
« Le ministère condamne avec la plus grande fermeté ces agissements inacceptables. Il s’agit d’un cas isolé, totalement contraire aux valeurs et à l’éthique du diplomate de la République démocratique du Congo », peut-on lire dans le communiqué.
Le gouvernement congolais affirme avoir pris des mesures disciplinaires immédiates à l’encontre de l’agent mis en cause, notamment le rappel définitif du diplomate concerné, la levée de ses immunités diplomatiques, ainsi que la transmission officielle à Sofia de la position congolaise et de son engagement à coopérer pleinement avec les autorités bulgares.
Kinshasa réaffirme sa politique de tolérance zéro face aux abus commis par les membres de son corps diplomatique. Une mission conjointe du ministère des Affaires étrangères et du ministère de la Justice est annoncée à Sofia, afin de suivre de près l’évolution du dossier et faciliter la collaboration entre les deux États.
Le gouvernement promet de faire toute la lumière sur cette affaire, d’en établir les responsabilités et de sanctionner tout manquement à l’éthique ou à la législation internationale.
Félix ISSA / Mongongo
