Satellite en cours de construction par la société Monacosat. Photo d'illustration. ©Monacosat
La République démocratique du Congo s’apprête à se doter de son propre satellite afin de réduire la fracture numérique et de consolider son économie numérique. Ce projet ambitieux coûtera 400 millions de dollars américains, déjà mobilisés et garantis par une banque partenaire, selon des sources fiables.
Le président de la République, Félix Tshisekedi, a reçu le week-end dernier (30 août) une délégation de Monacosat, conduite par Jean-Philippe Anvam. Les échanges ont porté sur l’état d’avancement du programme ainsi que sur le partenariat entre la RDC et l’entreprise monégasque.
Accompagnés des ministres de l’Économie numérique, Augustin Kibassa, et des Postes, Télécommunications et Nouvelles technologies de l’information et de la communication, José Mpanda, les représentants de Monacosat ont souligné que l’acquisition de ce satellite permettra aussi de renforcer la cybersécurité, en plus d’autres avantages majeurs.
« Réduire la fracture numérique en RDC grâce au déploiement d’un satellite national est une initiative qui ambitionne de faciliter l’accès à internet haut débit sur l’ensemble du territoire, en particulier dans les zones rurales et enclavées où les infrastructures de télécommunication demeurent insuffisantes », a déclaré Jean-Philippe Anvam à l’issue de la rencontre.

© Présidence RDC.
Le projet d’acquisition d’un satellite remonte à novembre 2024, date de la signature d’un protocole d’accord entre le gouvernement congolais et la Principauté de Monaco, selon un communiqué officiel publié samedi par Monacosat.
« Compte tenu de la position géostratégique de la RDC en Afrique centrale, et de son potentiel à générer davantage de valeur économique en se positionnant comme fournisseur de capacités satellitaires pour ses voisins, Monacosat se réjouit de voir ce projet se concrétiser au bénéfice du développement du pays et du continent », indique l’entreprise.
La société ajoute que « cette coopération contribuera également à rattraper le retard d’implémentation du backbone national, estimé à 50 000 km ».
Côté congolais, au-delà de la connectivité et de la réduction de la fracture numérique, ce projet vise aussi à numériser les services publics, à améliorer l’accès aux TIC (Technologies de l’information et de la communication), notamment dans les domaines de la santé et de l’éducation, et à couvrir les zones rurales.
Mongongo
