Au moins 900 corps sans vie ont déjà été ramassés après cinq jours de rudes combats entre les rebelles du M23, soutenus par le Rwanda, et les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC), en pleine ville de Goma (Nord-Kivu). Selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS), qui livre ce bilan alarmant, il est également rapporté 2880 blessés.
Les dégâts matériels causés par les affrontements sont considérables. À en croire le rapport du Bureau de coordination des Affaires humanitaires en RDC (OCHA), plusieurs cas de pillages ont été signalés, dont le vol de véhicules de la Division provinciale de la Santé du Nord-Kivu. D’après le même rapport, les combats ont aussi occasionné une augmentation des actes de criminalité à Goma.
« Après les combats d’une intensité que la région n’avait pas connue depuis des décénnies et au lourd bilan humain, Goma fait face à une urgence humanitaire. De très nombreux blessés nécessitent des soins urgents, les infrastructures médicales restent débordées, et des milliers de civils sont toujours privés d’assistance vitale », alerte Bruno Lemarquis, coordonnateur humanitaire des Nations-Unies en RDC.
Dans un communiqué de presse publié ce mardi 4 février, le numéro-un de l’OCHA appelle les parties au conflit à prendre toutes les responsabilités et à tout mettre en œuvre pour la réouverture de l’aéroport de Goma.
« L’aéroport de Goma est une ligne de vie. Sans lui, l’évacuation des blessés graves, l’acheminement des fournitures médicales et la réception des renforts humanitaires sont paralysés. Chaque heure perdue met davantage de vies en péril. L’urgence est absolue. Tous les acteurs concernés doivent agir sans délai pour permettre aux vols humanitaires de reprendre leurs opérations et garantir l’accès aux secours. La survie de milliers de personnes en dépend », exhorte le Bureau de coordination des affaires humanitaires.
Mongongo
