Ecoliers dans la cours de recréation d'une école de la province éducationnelle Nord-Kivu II. Photo : © droits tiers.
Une semaine après la rentrée des classes en République démocratique du Congo, le gouvernement exprime ses inquiétudes quant à l’application effective de la gratuité de l’enseignement primaire dans l’est du pays, en partie occupé par la rébellion de l’AFC/M23. Il réaffirme son attachement à la constitutionnalité de ce principe.
Dans un communiqué du 3 septembre, le ministère de l’Éducation nationale et Nouvelle citoyenneté met en garde les autorités d’occupation contre toute tentative d’instauration de frais de scolarité au primaire, en violation de la gratuité de l’éducation de base en vigueur depuis 2019.
« En aucun lieu de la République, il n’est permis de remettre en cause cette avancée historique. Aucun frais ne peut être exigé aux parents d’élèves du primaire public. Toute dérogation à ce principe constitue une rançon injuste et inconstitutionnelle, étrangère à l’État », souligne le ministère.
Dans un message publié mercredi sur X (ex-Twitter), le porte-parole du gouvernement, Patrick Muyaya, affirme que la « RDF-M23 » n’a aucune compétence ni légitimité pour fixer des frais scolaires dans les zones qu’elle occupe.
Le gouvernement assure par ailleurs prendre en charge les frais de fonctionnement, les salaires et les primes liés à la mise en œuvre effective de la gratuité pour tous les enseignants, bureaux gestionnaires et établissements scolaires concernés.
« Dans leur quête de butin, ils veulent rançonner les pauvres parents d’élèves déjà suffisamment meurtris par leur gouvernance criminelle, en leur demandant de payer des frais déjà pris en charge par le Gouvernement central », a dénoncé Muyaya.
La rentrée scolaire s’est tenue lundi 1er septembre 2025 sur l’ensemble du territoire national, sans incident majeur signalé dans les provinces du Nord-Kivu et du Sud-Kivu, sous occupation de l’AFC/M23.
Mongongo
