Dans un communiqué de presse daté du vendredi 10 octobre, le Général-major Sylvain Ekenge Bomusa Efomi, porte-parole des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) annonce une nouvelle phase décisive dans la mise en œuvre de l’accord de Washington, signé entre la RDC et le Rwanda, sous la médiation des États-Unis.
Ce communiqué, le 29ᵉ depuis le début de l’année encours, appelle toutes les factions des Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR) à déposer les armes et à se rendre sans condition aux autorités congolaises ou à la MONUSCO, en vue de leur rapatriement vers le Rwanda. Cette injonction s’inscrit dans le cadre de l’ordre opérationnel adopté le 1ᵉʳ octobre 2025 par le Comité conjoint de supervision de l’accord.
Les FARDC exhortent également les populations locales à se désolidariser des FDLR, et à les sensibiliser à une reddition pacifique. En cas de refus ou de résistance, les forces armées congolaises se réservent le droit de procéder au désarmement « par contrainte » ou « usage de la force », conformément aux dispositions de l’accord.
Au même moment, le communiqué rappelle avec fermeté l’interdiction faite aux militaires congolais de collaborer, de quelque manière que ce soit, avec les FDLR. Toute violation de cette consigne expose les contrevenants à des sanctions sévères.
Ce message s’inscrit dans une dynamique régionale visant à restaurer la paix dans l’Est de la RDC, souvent fragilisé par la présence de groupes armés étrangers. Les FARDC réaffirment leur engagement à œuvrer pour une sortie de crise sans effusion de sang, en appelant les FDLR à coopérer pleinement avec le processus de paix en cours.
Etienne Mosengo
