Illustration : Collines du territoire de Masisi, province du Nord-Kivu (Est RDC). ©Droits tiers
Les combattants du M23 soutenus par le Rwanda sont appelés à se retirer immédiatement des agglomération du territoire de Masisi, qu’ils ont conquises la semaine dernière après d’âpres affrontements avec les Forces armées de la République démocratique du Congo. Dans sa déclaration rendue publique lundi 6 janvier 2025, l’Union européenne menace d’émettre de nouvelles restrictions contre les acteurs des conflits et violences en RDC.
Kinshasa, mardi 7 janvier 2025. C’est un nouveau coup de pression qui pèse sur la coalition rebelle M23-RDF, impliquée dans la violence et la violation des droits humains dans la province du Nord-Kivu, à l’est de la République démocratique du Congo. L’Union européenne, qui n’est du moins pas à sa première déclaration similaire, réitère son appel à l’endroit du groupe armé de se retirer immédiatement des localités nouvellement prises dans le territoire de Masisi.
Dans sa déclaration du 6 janvier, « l‘UE condamne fermement l’occupation récente par le groupe armé M23 de la ville de Masisi et ces environs, au Nord-Kivu. L’avancée continue du M23 constitue une violation flagrante du cessez-le-feu convenu dans le cadre du processus de Luanda ». D’après le porte-parole de l’organisation, la progression du M23 vers de nouvelles agglomérations compromet « considérablement les efforts entrepris en faveur d’une résolution pacifique du conflit ».
C’est au regard de ces « développements » que cette organisation européenne « exhorte le M23 à se retirer immédiatement et à respecter pleinement le cessez-le-feu ». Par la même occasion, elle « demande instamment au Rwanda de retirer ses forces militaires du territoire de la RDC, [(…) et] exhorte également la RDC de cesser toute coopération avec les FDLR et autres groupes armés ».
L’UE rappelle l’importance, pour toutes les parties au conflit, de désamorcer la situation et mettre rapidement en œuvre toutes les décisions et tous les engagements convenus dans le cadre du processus de paix de Luanda. Dans l’entretemps, elle se dit « prête à envisager de nouvelles mesures restrictives à l’encontre des responsables du conflit armé, de l’instabilité et de l’insécurité en RDC ».
Dans l’entretemps, les Etats-Unis ont aussi, de leur côté, condamné « les violations flagrantes du cessez-le-feu dans l’est de la RDC par le groupe armé M23, soutenu par le Rwanda et sanctionné par les USA et l’ONU », ainsi que la progression continue des rebelles. Ils ont également réitéré leur « appel de longue date au Rwanda pour qu’il retire immédiatement tout le personnel et l’équipement des Forces de défense rwandaises de la RDC ».
Mongongo

Nous sollicitons l’intervention de l’Union européenne pour mettre fin à cette guerre et traquer tous les commanditaires de ces assassinats ou crimes attroces.