Général Muhoozi Kainerugaba, commandant des Forces de défense du peuple ougandais (UPDF)
À peine sorti d’un tête-à-tête, le week-end dernier, avec le président de la République démocratique du Congo (RDC), Félix Tshisekedi, le chef d’état-major des Forces de défense du peuple ougandais (UPDF), le général Muhoozi Kainerugaba, a menacé de s’en prendre aux combattants Wazalendo, qu’il qualifie de « forces négatives ».
Dans un message publié le dimanche 22 juin sur son compte X (ex-Twitter), le fils du président ougandais Yoweri Museveni s’est dit « convaincu que les forces conjointes de l’UPDF et des FARDC les attaqueront partout où elles les trouveront ». Et de prévenir : « à moins qu’ils ne soient assez intelligents pour se rendre ».
Tristement célèbre pour ses publications provocatrices sur les réseaux sociaux — souvent supprimées après avoir suscité de vives réactions — le commandant de l’armée ougandaise a justifié sa menace en accusant les Wazalendo de « tuer notre peuple dans les zones frontalières où nous ne sommes pas déployés ». Et d’ajouter, dans un ton menaçant : « Nous n’attendrons pas pour les affronter. Si vous tuez nos compatriotes, vous le paierez ».
Actifs dans les provinces du Nord-Kivu et du Sud-Kivu, les combattants Wazalendo sont connus pour leur engagement acharné aux côtés des Forces armées de la RDC (FARDC) contre la rébellion du M23, soutenue par le Rwanda. Depuis plusieurs mois, cette rébellion s’est emparée de villes stratégiques et territoires entiers, y semant l’instabilité.
En plus des Wazalendo, le fils Museveni a également lancé s’en est également pris au gouverneur militaire de la province de l’Ituri, le lieutenant-général Johnny Luboya Nkashama. « Le gouverneur de l’Ituri doit partir. Le temps presse pour lui », a-t-il écrit dans un autre message sur X.
Néanmoins, dans le même fil de publications, il a assuré que le président Félix Tshisekedi, lui, « est en sécurité ». Et d’affirmer : « Nous, les Bwachwezi — une ethnie de l’Ouganda (NDLR) — allons le protéger ».
Mongongo
