Participant lundi au Sommet des chefs d’État et de gouvernement de l’Union européenne et de l’Union africaine (UE–UA), à Luanda, en Angola, le président de la République démocratique du Congo, Félix Tshisekedi, a appelé à dresser un bilan « lucide » des retombées concrètes du partenariat entre les deux organisations, vingt-cinq ans après son lancement au Sommet du Caire, en Égypte.
Intervenant dans le groupe thématique « Paix, sécurité, gouvernance et multilatéralisme », le chef de l’État a dressé un tableau préoccupant des défis sécuritaires qui frappent le continent, et particulièrement la RDC.
« Si nous voulons parler de prospérité, de mobilité, de commerce et d’investissement, nous devons d’abord regarder en face la réalité qui frappe encore trop de régions de notre continent : la paix et la sécurité y sont devenues des urgences vitales. Les principes qui fondent notre ordre continental — respect de la souveraineté et de l’intégrité territoriale des États, non-ingérence et non-recours à la force — sont aujourd’hui mis à rude épreuve », a-t-il déclaré.
Félix Tshisekedi a réaffirmé son attachement au multilatéralisme, tout en plaidant pour le « respect égal » des règles internationales et une coopération fondée sur la transparence. Selon lui, « aucun agenda économique, aucun projet migratoire ne peut être durable s’il ignore les drames humains qui en constituent le terreau ».
Le président congolais a enfin souhaité que ce 7ᵉ Sommet Europe–Afrique marque un tournant, avec un « passage à l’action » et un recentrage du partenariat stratégique autour de la dignité humaine et de la prospérité partagée.
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