Ghislain Atiaboli, ambassadeur de la jeunesse et des droits des enfants (RDC). Photo : droits tiers
Province au potentiel économique et naturel considérable, la Tshopo peine pourtant à se développer, au grand désarroi de ses habitants. Routes en dégradation avancée, montée inquiétante de l’insécurité et de la criminalité urbaine, manque criant d’eau potable et d’électricité… tel est le constat amer dressé par Ghislain Atiaboli, ambassadeur de la jeunesse et des droits des enfants en République démocratique du Congo, à l’issue d’une tournée dans la région.
« La gouvernance actuelle, sans vision, a plongé cette province, dont Kisangani fut jadis la troisième ville de la RDC, dans un déclin inquiétant », déplore-t-il dans une déclaration consultée par Mongongo News. Non sans regret, il note que « pendant que l’Ituri et le Haut-Uélé avancent, la Tshopo recule ».
Ghislain Atiaboli interpelle aussi bien les autorités que la population, en particulier la jeunesse, sur l’urgence de passer à l’action pour rendre à Kisangani ses lettres de noblesse.
Il va plus loin en estimant que « le gouverneur n’est pas à la hauteur et doit démissionner », tout en saluant néanmoins « les efforts du gouvernement central, qui ont déjà permis des réalisations visibles ».
Traversée par le majestueux fleuve Congo et dotée d’abondantes ressources naturelles, la Tshopo demeure l’une des provinces les plus prometteuses de la RDC en matière de développement et d’investissement. Pourtant, elle reste laissée pour compte et en proie à de multiples défis, déplore Atiaboli.
Mongongo
