Illustration : Permanence de l'UDPS sur le Boulevard Lumumba, 12è Rue Limete. Photo : © tiers.
L’Union pour la Démocratie et le Progrès Social (UDPS) a annoncé, ce mardi 4 novembre 2025, la suspension de trois cadres de son exécutif national pour « manquements graves à la discipline et aux principes éthiques du parti ». Il s’agit notamment d’Antoine Ababifuanina Babatshi, Abraham Luakabuanga Mulumba et Nixon Leya Lukusa.
Dans les correspondances signées par le président intérimaire Augustin Kabuya, les trois responsables sont accusés d’avoir tenu des propos et adopté des comportements jugés « contraires à la morale, à la hiérarchie et à la cohésion interne » du parti présidentiel.
Antoine Ababifuanina Babatshi, secrétaire national adjoint en charge de l’Organisation et de l’Implantation, est reproché pour ses « propos injurieux et irrespectueux envers la hiérarchie et ses collègues », tenus lors de la réunion du 23 octobre 2025 et relayés ensuite dans le groupe WhatsApp du parti. Des attitudes qualifiées d’« immorales » et « méprisantes envers la femme congolaise », ayant, selon le communiqué, « terni l’image de l’UDPS tant sur le plan moral que politique ».
De son côté, Abraham Luakabuanga Mulumba, secrétaire national adjoint à la Communication, Information et Médias, est suspendu pour « insubordination répétée » et « propos inappropriés et offensants à l’endroit de ses supérieurs et de ses pairs ». Des faits qui, selon Augustin Kabuya, traduisent « une violation manifeste des statuts et des principes de discipline du parti ».
Quant à Nixon Leya Lukusa, secrétaire rapporteur adjoint, il est sanctionné pour avoir « pris part à des actions perturbatrices lors de la réunion de l’exécutif national », un comportement considéré comme une « atteinte à l’image de l’UDPS/Tshisekedi ».
Ces suspensions, à effet immédiat, traduisent la volonté de la direction du parti de restaurer l’autorité hiérarchique et de préserver la cohésion interne, dans un contexte politique marqué par une sensibilité accrue aux questions de discipline et de gouvernance interne.
Étienne Mosengo
