Le président du Burundi, Evariste Ndayishimiye, élu président en exercice de l'Union africaine. 14 février 2026.
Le président burundais Évariste Ndayishimiye a été officiellement élu, ce samedi 14 février, président en exercice de l’Union africaine (UA) pour l’année 2026, succédant à son homologue angolais João Lourenço, à l’issue de la 39ᵉ session ordinaire de la Conférence des chefs d’État et de gouvernement tenue dans la capitale éthiopienne.
Selon un communiqué de presse de l’Union africaine, consulté par Mongongo News, le chef de l’État burundais « a été officiellement élu président de l’Union africaine pour l’année 2026, prenant la direction tournante après l’Angola de João Lourenço », actant ainsi la transition à la tête de l’organisation continentale.
La nouvelle composition du bureau prévoit notamment le Ghana comme premier vice-président, la Tanzanie comme deuxième vice-président, tandis que l’Angola assurera la fonction de rapporteur.
Un 39ᵉ sommet axé sur l’eau, la paix et les réformes
Organisé les 14 et 15 février dans la capitale éthiopienne, ce 39ᵉ sommet de l’UA est placé sous le thème de l’accès durable à l’eau et à l’assainissement, un enjeu présenté comme central pour l’avenir du continent.

Le communiqué souligne que les travaux se sont ouverts sur « un appel fort à la solidarité africaine, à l’indépendance financière et à une action collective pour permettre à l’Afrique de peser sur l’agenda mondial », dans un contexte marqué par des tensions géopolitiques persistantes et des crises sécuritaires.
Le président sortant, João Lourenço, a pour sa part insisté sur le lien étroit entre paix et développement, rappelant la nécessité de « faire taire les armes » afin de permettre la stabilité et la croissance du continent, notamment dans des régions affectées par les conflits, dont l’est de la République démocratique du Congo.
Réformes institutionnelles et autonomie financière au cœur des priorités
De son côté, le président de la Commission de l’UA, Mahmoud Ali Youssouf, a mis en avant l’urgence des réformes structurelles, affirmant que « la réforme institutionnelle et l’autonomie financière sont désormais impératives alors que les financements extérieurs diminuent ».
Il a également appelé à accélérer la mise en œuvre des programmes stratégiques de l’Agenda 2063, notamment dans les secteurs clés tels que l’industrialisation, l’agriculture, l’énergie et les infrastructures, considérés comme essentiels pour assurer une croissance durable.

Le communiqué souligne par ailleurs la nécessité d’une action collective face aux crises en cours sur le continent, tout en réaffirmant l’importance du respect du droit international et de la consolidation de la paix.
Un mandat sous le signe de la paix et du développement
Pour Évariste Ndayishimiye, dont le pays accède pour la première fois à la présidence tournante de l’organisation continentale, ce mandat intervient dans un contexte de fortes attentes, alors que l’Union africaine poursuit son objectif stratégique de « faire taire les armes » et de renforcer l’intégration continentale.
Le sommet se poursuit avec des discussions axées sur la sécurité hydrique, la stabilité régionale et le renforcement du rôle de l’Afrique dans la gouvernance mondiale, dans la perspective de concrétiser les ambitions de transformation définies par l’Agenda 2063.
Mongongo News
