Illustration : Vue d'une partie du camp des déplacés de guerre de Mudja, en territoir de Nyiragongo. Crédit : EtienneM/Mongongo News
En République démocratique du Congo, une structure de femmes et familles du camp des déplacés de Mudja, en territoire de Nyiragongo, plaide pour une prise en charge adéquate des victimes des violences sexuelles et de toutes les autres femmes déplacées de guerre afin de protéger celles qui n’en ont jamais subi.
Ces violences sexuelles sont souvent enregistrées dans certains camps des déplacés de la guerre du M23-RDF. À en croire une femme qui s’est confiée à Mongongo News mardi 22 octobre 2024, ses paires tombent souvent victimes de ces actes odieux pendant qu’elles sont à la recherche du bois de chauffage ou des légumes dans certains coins du territoire où elles croisent le chemin de leurs bourreaux, dont l’identité n’est pas élucidée.
Le mois d’octobre courant, plus de vingt (20) cas de viol ont été répertoriés par une structure de femmes et familles dans le camp des déplacés situé dans le groupement Mudja, partie ouest du territoire de Nyiragongo, à environ 12 kilomètres de la ville de Goma, au Nord-Kivu.
Kabuo Byasongera, responsable de cette structure, affirme que depuis sa prise de fonction, 1500 cas ont été répertoriés, et les victimes restent délaissées sans aucune prise en charge.
« Depuis que je commençais, j’ai déjà mille cinq cents (1500) cas, et en début de ce mois d’octobre, j’ai enregistré vingt (20) cas. Lorsqu’une victime arrive pour nous raconter ses problèmes, nous l’orientons dans une structure sanitaire qui peut la prendre en charge. C’est là qu’elle trouvera un spécialiste psycho-social, dont le rôle sera alors de définir la stratégie pour l’assister psychologiquement et lui offrir un accompagnement juridique », fait savoir Kabuo Byasongera.
Au même moment, elle plaide auprès des autorités RD Congolaises ainsi qu’auprès d’autres partenaires, entre autres les organisations non gouvernementales, de mobiliser leurs efforts pour venir à la rescousse de cette catégorie de victimes, car, affirme-t-elle, ces dernières se font violer lorsqu’elles se rendent en brousse à la recherche de leur survie et celle de leurs enfants.
Rappelons-le, les personnes de sexe féminin sont les victimes principales des violences sexuelles. Dans des sites des déplacés, celle-ci sont entre autres originaires des territoires de Rusthuru, Masisi, Nyiragongo. Cette situation est relative à la guerre imposée par le régime de Kigali (Rwanda) sous le label du M23.
Etienne MOSENGO
