Jocelyne Kabengele, représentante permanente adjointe de la RDC auprès de l'ONU. Capture d'écran/Mongongo News
La République démocratique du Congo a une nouvelle fois tiré la sonnette d’alarme devant le Conseil de sécurité des Nations unies sur la persistance de l’insécurité dans sa partie orientale, en dépit des multiples appels de l’instance au respect de l’intégrité territoriale et à la cessation de toute présence militaire étrangère non autorisée.
Intervenant lundi 26 janvier 2026 lors de la 10 096ᵉ séance du Conseil, la délégation congolaise a dénoncé une situation qui, selon elle, traduit un non-respect des principes fondamentaux consacrés par la Charte des Nations unies.
Dans le contexte du conflit opposant les Forces armées congolaises au mouvement rebelle AFC/M23, soutenu par le Rwanda, Kinshasa a rappelé son engagement dans divers processus de règlement pacifique aux niveaux régional, continental et international. Toutefois, les autorités congolaises ont regretté l’absence de résultats concrets sur le terrain.
La RDC a également exprimé ses préoccupations face à l’affaiblissement du multilatéralisme, caractérisé par la multiplication des conflits armés, la montée de l’unilatéralisme et l’impact des crises globales. Une dynamique qui, selon elle, fragilise l’ordre juridique international et érode la confiance entre les États.
« Dans ce contexte, il est essentiel de réaffirmer que l’État de droit international demeure la voie privilégiée pour prévenir les conflits, promouvoir la justice et garantir une paix durable », a déclaré la représentante permanente adjointe de la RDC auprès de l’ONU, Jocelyne Kabengele.
Ce débat s’inscrivait dans le cadre des activités marquant le 80ᵉ anniversaire de la Charte des Nations unies. À cette occasion, la RDC a appelé l’organisation à « assumer pleinement la responsabilité que lui confère l’article 24 de la Charte », en plaçant la promotion et le renforcement de l’État de droit au centre de ses actions.
Kinshasa a notamment plaidé pour une mise en œuvre rigoureuse des résolutions adoptées, un soutien renforcé aux États fragiles ainsi qu’un recours cohérent aux mécanismes dont dispose le Conseil de sécurité.
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