Billets de francs congolais. Droits : ©BCC
Le franc congolais poursuit sa trajectoire d’appréciation tandis que les recettes publiques continuent de dépasser les objectifs budgétaires. À fin novembre 2025, les performances enregistrées par le Trésor confirment une dynamique positive malgré un contexte économique exigeant.
Selon les données de la Banque centrale, les recettes mobilisées en novembre se sont élevées à 26.265,3 milliards de CDF, contre une programmation mensuelle de 25.658,8 milliards.
Ce résultat représente un taux de réalisation de 102,3 %, confirmant la capacité de mobilisation au-delà des attentes de l’État.
La tendance s’observe d’ailleurs sur plusieurs mois : les recettes cumulées affichent une croissance régulière tout au long de l’année, traduisant à la fois une amélioration de la collecte et une performance accrue des services publics concernés.
Signaux positifs depuis septembre
Sur le marché des changes, la monnaie nationale connaît une amélioration notable. Après une forte appréciation enregistrée en septembre, le taux de change s’était établi à 2.605,50 CDF pour un dollar américain, soit un gain de 12,2 % par rapport à fin août 2025. Cette dynamique s’est renforcée en octobre, où le taux s’est fixé à 2.247,87 CDF/USD, correspondant à une appréciation supplémentaire de 15,9 % par rapport à septembre.
En novembre, le franc congolais maintient cette tendance positive malgré une volatilité modérée, soutenu notamment par de meilleures rentrées fiscales et une maîtrise progressive des flux monétaires.
À fin octobre déjà, les recettes publiques s’élevaient à 23.727,7 milliards de CDF, pour des prévisions budgétaires de 22.422,4 milliards, soit un excédent de 1.305,7 milliards par rapport aux assignations initiales. Le mois de novembre confirme donc cette trajectoire ascendante, montrant que la mobilisation fiscale absorbe la pression macroéconomique liée aux variations du marché des changes.
L’amélioration simultanée du franc congolais et des recettes publiques constitue un signal positif pour les finances publiques. Elle traduit un meilleur encadrement des flux budgétaires, une discipline accrue dans la collecte des recettes et une relative stabilité dans l’exécution budgétaire.
Ces performances doivent encore toutefois se consolider dans la durée pour garantir une résilience durable du cadre macroéconomique, notamment face aux risques externes et aux fluctuations potentielles du marché des devises.
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