ILLUSTRATION / Le Président de la RDC, Félix Tshisekedi, à la 79è Assemblée Générale des Nations Unies. PHOTO-ARCHIVES : Droits tiers.
La République démocratique du Congo assure, pour le mois de juillet 2026, la présidence tournante du Conseil de sécurité des Nations Unies, dans le cadre de la règle de rotation mensuelle entre les 15 États membres de cet organe. À cette occasion, les autorités congolaises ont identifié trois rendez-vous majeurs au cours desquels le pays entend contribuer aux réflexions internationales sur les enjeux contemporains liés à la paix, à la sécurité et au développement durable.
Selon le ministère des Affaires étrangères, ce mois de juillet « revêt une portée particulière » pour la RDC, puisqu’il s’agit de sa première présidence du Conseil de sécurité depuis plus de trente ans ». Kinshasa y voit une occasion de promouvoir « un multilatéralisme fondé sur le dialogue, le respect du droit international et la recherche de solutions durables ».
Les 8, 13 et 21 juillet constitueront les principaux temps forts de cette présidence. Les échanges porteront notamment sur « la gouvernance responsable des ressources naturelles, la protection des populations civiles, la lutte contre l’impunité, la justice transitionnelle, l’agenda Femmes, Paix et Sécurité, l’implication des jeunes dans la consolidation de la paix, ainsi que le renforcement des partenariats avec les organisations régionales, en particulier l’Union africaine », indique la diplomatie congolaise.
Le 8 juillet, la Première ministre Judith Suminwa présidera un briefing consacré aux violences sexuelles liées aux conflits. Cette réunion mettra en lumière le coût humain des économies de guerre et la nécessité de renforcer la prévention, la protection des survivantes, la lutte contre l’impunité ainsi que les mécanismes de réparation, précise le communiqué.
Le 13 juillet, une réunion sera consacrée au lien entre les ressources naturelles, les conflits et la paix. Présidée par la ministre des Affaires étrangères, Thérèse Kayikwamba, cette séance abordera notamment « les lacunes du cadre normatif international face aux économies de guerre, ainsi que les perspectives d’un dispositif plus cohérent en matière de gouvernance des ressources naturelles ».
Enfin, le 21 juillet, le président de la République, Félix Tshisekedi, présidera un débat public de haut niveau consacré à la gouvernance des ressources naturelles comme fondement de la paix, de la sécurité, du développement durable et d’une prospérité partagée, a précisé le chef de l’Etat dans une allocution du 2 juillet.
Il convient de rappeler que, depuis le début de l’année (2026), la RDC a été élue membre non permanent du Conseil de sécurité de l’ONU pour le mandat 2026-2027, aux côtés de Bahreïn, de la Colombie, de la Lettonie et du Liberia.
