ILLUSTRATION / Engin extracteur dans une mine à ciel ouvert dans le Katanga. Droits Photo : Reuters
Le gouvernement de la République démocratique du Congo annonce un renforcement de son Le gouvernement de la République démocratique du Congo annonce un renforcement de son offensive contre la fraude et la contrebande de minerais. Récurrentes dans le secteur extractif, ces pratiques seraient à l’origine de pertes estimées à près d’une dizaine de milliards de dollars américains par an, selon un rapport récent publié fin 2025.
Lors d’une réunion interinstitutionnelle, mardi 24 février à Kinshasa, les ministères de l’Intérieur et des Mines, ainsi que la Commission nationale de lutte contre la fraude minière, ont procédé à l’évaluation de la feuille de route nationale adoptée en fin d’année dernière.
Cette rencontre, la première de l’année dans ce cadre, avait pour objectif d’apprécier le niveau d’exécution des actions prévues et d’identifier les ajustements nécessaires. Les participants ont notamment passé en revue les progrès enregistrés dans la coordination des services et le contrôle des circuits d’exploitation, dans un contexte toujours marqué par la persistance de l’exploitation illicite et l’occupation irrégulière de plusieurs sites miniers.

Selon les autorités, des avancées significatives ont été réalisées sur le terrain. Elles concernent notamment l’identification d’entités de traitement non conformes aux normes en vigueur, dont certaines ont déjà été fermées, ainsi que le recensement des coopératives minières et des zones d’exploitation artisanale correspondantes. Ces mesures visent à renforcer l’encadrement du secteur et à assainir les chaînes d’approvisionnement.
Les échanges ont également mis en évidence la prolifération d’exploitations illégales opérant sous couvert d’activités artisanales. Caractérisées par l’utilisation d’engins lourds et l’occupation de concessions légalement attribuées, ces pratiques constituent, selon les autorités, une menace à la fois pour les opérateurs légitimes et pour la crédibilité des efforts de régulation. Le gouvernement insiste, à cet effet, sur la nécessité de distinguer clairement ces réseaux frauduleux des exploitants artisanaux régulièrement établis, appelés à être protégés et mieux encadrés.
Face à ces défis persistants, la Commission nationale a recommandé un renforcement des opérations de contrôle et une mobilisation accrue des services concernés. Les autorités entendent notamment restaurer l’autorité de l’État sur les sites miniers, sécuriser les activités des opérateurs en règle et démanteler les circuits illicites échappant au contrôle public.
À l’issue des travaux, un plan d’action qualifié d’« offensif et coordonné » a été adopté. Celui-ci prévoit la mise en œuvre prochaine de nouvelles mesures sur le terrain, avec pour objectif de renforcer durablement la lutte contre la fraude minière, considérée comme l’un des principaux obstacles à la bonne gouvernance du secteur extractif et à la maximisation des revenus publics.
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