La Première ministre Judith Suminwa reçoit en audience les responsables du Conseil congolais de la batterie et de l'International Trade Centre. Droits Photo : Primature RDC
La République démocratique du Congo s’est, récemment, engagée dans une nouvelle phase de valorisation de ses minerais stratégiques, en particulier ceux destinés aux batteries électriques, à travers le développement de chaînes locales de production et de transformation. Cette dynamique est pilotée par le Conseil congolais de la batterie (CCB), une entreprise publique qui collabore étroitement avec le Centre du commerce international (ITC).
Une nouvelle étape a été franchie mardi 24 février 2026, lorsque les responsables des deux institutions ont été reçus par la Première ministre, Judith Suminwa, pour discuter de la mise en place d’un partenariat stratégique visant, à terme, la fabrication locale de batteries électriques. La RDC est réputée pour son immense potentiel en cobalt (70% de la réserve mondiale), un minerai essentiel à cette industrie.
Ce partenariat vise notamment à « accompagner la mise en œuvre de notre plan de développement des chaînes de valeur locales, en particulier dans la transformation des minerais destinés aux batteries électriques », a expliqué Denis Lecouturier, directeur général du CCB.
Le projet, considéré comme structurant dans le contexte de la transition énergétique mondiale, implique plusieurs ministères, dont ceux des Mines, de l’Industrie, de l’Énergie et du Commerce extérieur. Le Centre du commerce international, agence sous mandat de l’Organisation mondiale du commerce et des Nations unies, intervient dans ce cadre pour appuyer la structuration des chaînes de valeur et faciliter l’accès aux marchés.
« L’objectif est de promouvoir une vision commune entre les acteurs publics et privés, d’identifier les marchés cibles et de consolider les partenariats internationaux », a précisé Herman A. Manson, représentant de l’ITC, à l’issue de l’audience.

Jusqu’à 120 milliards USD espérés
Selon les estimations du gouvernement, le franchissement du premier niveau de transformation locale pourrait tripler, voire quadrupler, les revenus du secteur minier. Actuellement évalués à environ 30 milliards de dollars américains par an, ces revenus pourraient atteindre près de 120 milliards USD grâce à la transformation locale des minerais.
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Un appel à l’implication accrue de l’État
Lors de la réunion du Conseil des ministres du 13 février, le président Félix Tshisekedi a appelé à une implication accrue du gouvernement pour accélérer l’opérationnalisation du Conseil congolais de la batterie. Il a notamment insisté sur le déblocage des 10 % de la redevance minière destinés à cet établissement, issus des parts revenant à l’État.
Le chef de l’État a également chargé la Première ministre de prendre, sans délai, les mesures nécessaires pour garantir au CCB un accès effectif à ces ressources, afin de lui permettre de remplir pleinement ses missions, « au service de la transformation économique nationale », selon le compte rendu officiel.
Mongongo News

Merci beaucoup pour cette initiation à la promotion du Commerce Congolais de Batterie.
Avec notre concentration minérale qui salue la RDC, pays au scandale géologique tout finira bien grâce à la chaîne locale de production et de transformation.
Que vive la République Démocratique du Congo et soutien sans faille aux initiatives du Chef de l’État Président de la République Son Excellence Felix Antoine Tchisekedi Tchilombo.
Suis également Ingénieur géologue fuit de l’Université Officielle de Bukavu édition 2013.