Une commission mixte du Conseil communal de Nganza a effectué, ce mardi 2 juin 2026, une mission d’inspection sur l’axe routier Tshikaji–Pont Lubi afin d’évaluer l’état de cette infrastructure stratégique et de s’informer sur le mécanisme de perception des frais exigés aux usagers du pont enjambant la rivière Lubi.

Composée des commissions Politique, Administrative et Juridique (PAJ), Environnementale ainsi que de la commission Économie et Finances (ECOFIN), la délégation a parcouru plus de 25 kilomètres à travers vallées et reliefs montagneux sous une chaleur particulièrement éprouvante. Cette descente fait suite à plusieurs alertes signalant la dégradation avancée de la route et les difficultés rencontrées quotidiennement par les populations locales.

Au cours de la mission, les élus communaux ont constaté l’état préoccupant de plusieurs tronçons de cette voie de communication essentielle à la mobilité des habitants, à l’évacuation des produits agricoles et aux échanges commerciaux entre les différentes localités de la région.
Arrivée au Pont Lubi, infrastructure reliant notamment les villages de Mukunga et Nkandi sur l’axe menant vers Tshimbulu, la délégation a observé la perception de frais de passage imposés aux usagers.

Selon les constats effectués sur place, les motocyclistes s’acquittent de 2 000 francs congolais par traversée, tandis que les cyclistes versent 1 000 francs congolais.Cette pratique a suscité de nombreuses interrogations parmi les membres de la commission, particulièrement en ce qui concerne la gestion des recettes générées et leur affectation.

S’exprimant devant la presse locale à l’issue de la visite, le rapporteur du Conseil communal de Nganza, Jean-Bienvenu Katombe, qui conduisait la délégation aux côtés de l’élu communal Akinda Kabamba, a souligné que la mission visait avant tout à établir la transparence autour de cette perception.

« Nous sommes venus rencontrer les responsables et les ayants droit de cette infrastructure afin de comprendre le mécanisme de perception des frais exigés aux usagers et de savoir dans quelle caisse cet argent est versé », a-t-il déclaré.
Le rapporteur a également plaidé pour une mobilisation accrue des autorités provinciales, nationales ainsi que des partenaires au développement afin de soutenir la réhabilitation de cette infrastructure jugée indispensable au désenclavement de plusieurs localités.

Selon les responsables de la mission, des investigations complémentaires seront menées dans les prochains jours afin de recueillir davantage d’informations sur la gestion du pont et de présenter les conclusions à la population.
À travers cette initiative, le Conseil communal de Nganza réaffirme sa volonté d’exercer pleinement sa mission de contrôle citoyen et de défense des intérêts de la population. Malgré les longues distances, les conditions climatiques difficiles, les élus communaux poursuivent leurs actions de proximité avec l’ambition de contribuer à l’amélioration des conditions de vie des habitants et à une gestion plus transparente des infrastructures d’intérêt public.
Nestor Ilo
